The Witcher : La légende des filles-renardes

Komiks_Geralt_okladkaC’est en 1990 que Le Sorceleur, série littéraire de Andrzej Sapkowski, apparaît. Il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir les premières adaptations pointer le bout de leur nez. Je fais référence aux comics écrits par Maciej Parowski et illustrés par Bogusław Polch, à partir de 93. D’ailleurs, en exclusivité, voici la coupe fièrement arborée par Geralt de Riv. Non, ne me remercie pas. D’autres comics ont vu le jour, plus récemment, à l’instar des tomes publiés par Dark Horse Books. Quatre récits sont sortis entre 2015 et 2016. Un cinquième récit voit le jour en 2018. J’ai mis la main sur le récit intégral de La légende des filles-renardes.

Comme le laisse supposer le chara design, le comic s’inspire directement des jeux vidéo. Pourtant, il demeure l’adaptation de l’un des chapitres du roman Le Sorceleur : La saison des orages. J’ai pris autant de plaisir à découvrir les dialogues incisifs de Paul Tobin que les illustrations de Joe Querio. A priori, un fan y trouvera son compte, mais pas que : le comic-book est un bon moyen d’apprendre à connaître Geralt de Riv et son univers, en bien moins de temps qu’il en faut pour finir un jeu vidéo.

La Légende des filles-renardes permet de rencontrer les Vulpes. Il s’agit de renardes capables de prendre l’apparence de femmes. Maîtresse des illusions, cette espèce est exclusivement constituée de femelles, ce qui pousse les Vulpes à enlever des filles elfes pour les transformer. Partant à la recherche d’une enfant kidnappée, Geralt doit se fier à ses sens de sorceleur pour ne pas tomber dans les pièges de la Vulpe qui le traque.

Le volume se termine par un entretien très intéressant avec Paul Tobin et Borys Pugacz-Muraszkiewicz. Les deux scénaristes mettent leur expérience en parallèle, l’un ayant travaillé sur le comic, et l’autre sur le jeu vidéo. Les dialogues du comic-book seraient inspirés du « discours lapidaire » de Geralt, qui « emploie souvent des tournures sans pronoms ou adverbes, ou un vocabulaire bref ou direct. » Il était primordial d’apporter du réalisme aux dialogues du comic, et d’être aussi précis que possible, car chaque réplique est associée à une illustration. A contrario, les dialogues d’un jeu vidéo sont écrits bien avant d’avoir accès au moindre visuel. Ils ne sont pas linéaires mais dépendent de nombreux facteurs. D’ailleurs, Borys Pugacz-Muraszkiewicz confie qu’il a plusieurs fois « regretté de ne pouvoir ajouter quelques lignes de plus pour incorporer davantage de détails ».

A vrai dire, La légende des filles-renardes ne révolutionne ni le genre du comic-book, ni ce qu’on a déjà pu voir dans l’univers de The Witcher ; ça n’en demeure pas moins une lecture plaisante, qui apporte sa petite pierre à l’édifice de l’univers étendu du Sorceleur. Aussi, jetterai-je sans doute un œil aux autres comics parus jusqu’à présent.

9 réflexions au sujet de « The Witcher : La légende des filles-renardes »

  1. Une bien jolie critique ! Et la coupe rétro de Geralt des années 90 est indétrônable… ça sera dur de ne plus y repenser ! Même si le comic n’est pas forcément transcendant, c’est un plaisir de voir Geralt et son univers transposés sur un autre support, créant comme tu dis, une autre voie pour pénétrer dans le monde de The Witcher. De plus, je trouve ça très sympa de trouver une interview de deux scénaristes de l’univers à la fin. C’est toujours très intéressant de voir comment les auteurs voient leur création et leur façon de l’écrire, leurs intentions ou leurs éventuels regrets.

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  2. Très cool d’avoir un avis sur ce comics (et puis quelle coupe ce Geralt, un vrai séducteur). J’avais commencé à lire ceux sortis récemment chez Dark Horses mais j’ai pas été super emballé (après, quand on voit le niveau des livres et des jeux, la comparaison est pas glorieuse).
    Comme hauntya, le fait d’avoir du contenu « bonus » avec les interviews des scénaristes est top (perso, je milite pour qu’on ait ce genre de contenu pour toute oeuvre littéraire).

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    1. Il est vrai que le comic souffre de la comparaison avec le livre ou le jeu. Cela reste un bon contenu bonus pour approfondir l’univers, ou même pour le rendre plus accessible. Et je suis tout à fait d’accord pour le « paratexte ».

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    1. C’est un de mes objectifs, aussi merci pour ton commentaire ! Après, il est difficile de rentrer dans The Witcher 3 et encore plus dans les précédents, pour le peu que j’ai pu en voir. Mais le jeu en vaut la chandelle.

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