Dossier #1 : La Casa de Papel

 

Partie 1 : L’ADN de la série (Dali, Tokyo, Rio)

Nous allons nous attarder sur le masque de Dali, afin de mentionner l’iconographie de la série, avant de faire une halte chez Tokyo, la narratrice de la série, puis Rio, qui ne semble pas avoir compris que travail et amour ne font pas bon ménage.

I. Salvador Dali : L’iconographie de la série

Le masque de Dali est devenu iconique.

Dans le documentaire La Casa de Papel : Le Phénomène, les différents créateurs de la série semblent considérer que le succès international est dû à son iconographie. L’hypothèse est très vraisemblable dans la mesure où la série possède un symbole, une hymne et même une couleur.

Il est difficile de ne pas associer La Casa de Papel au rouge. Cette couleur peut évoquer l’urgence d’une situation, mais aussi la passion. Il s’agit de la couleur de la combinaison des braqueurs, cela va de soi, mais le rouge est récurrent dans la mise en scène. Je pense au téléphone avec lequel l’équipe joint le Professeur, ou même au tapis des escaliers de la Fabrique Nationale de la Monnaie et du Timbre. Par ailleurs, la luminosité de la première scène de la série, durant laquelle Tokyo débute son récit, est écarlate.

« Je m’appelle Tokyo. Mais ce n’était pas mon nom quand toute cette histoire a commencé. »

La Casa de Papel peut aussi se targuer de posséder une hymne. Il m’est avis que tu as souvent entendu Bella Ciao, et ce, même si tu n’as jamais vu un épisode de ta vie. Bella Ciao est loin d’être un chant composé spécifiquement pour la série. Il s’agit d’un chant italien, qui aurait été utilisé par les Résistants, durant la seconde Guerre mondiale. La chanson pourrait même dater du début du vingtième siècle. Elle concernerait les ouvrières qui travaillaient sans limite et qui luttaient pour leurs droits sociaux. Ce qui est fabuleux, c’est que la série a offert une seconde jeunesse à Bella Ciao, sans dépouiller le chant de sa force révolutionnaire. Ce n’est pas fictionnel lorsque le Professeur explique, en partie 3, que les gens se sont appropriés Bella Ciao, pour mener leurs propres manifestations. Les Dali se sont réellement soulevés dans plusieurs pays du monde. Cette anecdote me permet de souligner combien la série est méta et impactante.

Enfin, La Casa de Papel a un masque. Si les braqueurs utilisent momentanément celui du Cri de Munch, ils restent fidèles à celui de Salvador Dali, un peintre espagnol du XXème siècle. D’après Josepha Rouxel, le port des masques fait référence au collectif des Anonymous, qui fait lui-même référence au film V pour Vendetta (2005). Au reste, le choix de Salvador Dali n’est pas anodin :

« Le masque symbolise alors la folie du peintre, ainsi que son envie de briser les conventions et la normalité. […] Dali avait une affection particulière pour Franco, dictateur ayant exercé en Espagne de 1939 à 1975. On est dans le droit légitime de se demander « pourquoi un tel choix de déguisement pour des braqueurs qui doivent se faire aimer de la population ? ». Ce masque souligne alors tout le paradoxe qui entoure le peintre, même paradoxe qui entoure nos braqueurs préférés. »

Il est pertinent de souligner le paradoxe entre l’engagement anti-système et le choix de Dali, un peintre franquiste. Mais il est vrai que la bande de braqueurs est elle-même très ambivalente. Josepha Rouxel souligne une autre source d’inspiration politique du mouvement :

« Au delà du masque, la série fait un clin d’œil au mouvement des Indignés de 2011 qui avait eu lieu à la Puerta del Sol en Espagne. Ces indignés manifestaient de façon pacifique pour en finir avec « la loi du marché », qui pour eux, constituait un danger pour la démocratie et avait des graves conséquences sociales et environnementales… »

L’iconographie de La Casa de Papel est emplie de références historiques, lesquelles tendent à rappeler la portée politique de la série. Le Professeur et ses acolytes ne sont pas de simples voleurs, car ils dénoncent l’hypocrisie des médias, des politiciens, tout en remettant en question le système financier. C’est pourquoi ils se considèrent comme des Résistants et sont adulés par le public, dans la série. Même si, à l’évidence, jeter une pluie de billets au-dessus de Madrid doit aider.

Plus important encore, les gens se sont appropriés le rouge, le masque de Dali et la chanson Bella Ciao, dans la réalité. Non seulement ces symboles sont très emblématiques, mais ils sont faciles à reproduire. Les gens se les sont appropriés au cours d’une convention, d’une manifestation ou d’une revendication. Le culte que voue le public aux masques de Dali, dans les parties 3 et 4 peut surprendre, voire rendre la série manichéenne, mais il peut aussi être perçu comme le reflet de l’amour des téléspectateurs pour la production Netflix.

II. Tokyo : Une narration rétrospective

Tokyo au Professeur : « Et non, ce sera pas toi le narrateur. »

Une autre composante marquante de la série est le choix d’un récit rétrospectif. Les événements sont relatés par une voix-off, qui n’est autre que celle de Tokyo. Le procédé est ingénieux car il permet de faire plusieurs analepses. Les flash-back sont particulièrement utiles pour développer les personnages, en dehors de l’urgence de la situation du braquage. Mais force est de reconnaître que Tokyo n’est pas le personnage le plus populaire de l’émission. Un copain s’était demandé, à juste titre, pourquoi ce choix ?

D’après Melty, qui tient les informations d’une vidéo de Vancouver Media, Álex Pina, le créateur de la série, a confessé que le narrateur était, à l’origine… le Professeur lui-même. L’idée a été abandonnée car il aurait été égocentrique de la part du Professeur, d’encenser son propre plan :

« Nous voulions qu’il soit un peu perdant, un peu ringard, un peu sociopathe, associal, et le fait de parler de son plan à la première personne était en contradiction avec sa propre personnalité. Il fallait que ce soit quelqu’un d’autre. »

Ils auraient ensuite envisagé d’utiliser la voix de Moscou avant de jeter leur dévolu sur Tokyo :

« Nous avons choisi un regard féminin pour raconter tout le braquage, parce que nous voulions que le cambriolage soit très émouvant. Et un vol est généralement quelque chose de très froid, de très masculin, c’est pourquoi nous avons choisi la voix de Tokyo. »

Ce choix est très intéressant. Il est révélateur de l’ambition de la série, qui se veut avant tout émotionnelle, mais il est aussi révélateur du tempérament de Tokyo. Personne ne me contredira si je qualifie le personnage d’explosif.

Le caractère de Tokyo est très représentatif de la ligne de conduite de la série, car il est tout aussi paradoxal. D’une part, Tokyo est une femme imprévisible, qualifiée de « bombe à retardement ». D’une autre part, elle se laisse dominer par ses sentiments et peut se montrer très passionnée. Or, La Casa de Papel est aussi une série romantique.

Úrsula Corberó incarne Tokyo.

L’émission est addictive car elle mêle des personnages explosifs à des situations complètement inattendues. Tokyo est sans doute l’un des personnages les plus instables de la bande, ce qui n’est pas peu dire. Certes, elle n’est pas toujours appréciée par le public, (je n’en suis moi-même pas fan), mais du moins le personnage a-t-il conscience du drame de son comportement : « C’est là que j’ai su que j’avais tout fait foirer, de la même façon que d’habitude, » confie-t-elle. Le plan se serait déroulé avec moins d’accroc, sans la présence de Tokyo. Il est crucial que Tokyo prenne conscience de ses défauts, en partie grâce à Moscou d’ailleurs. Il n’y a que de cette façon qu’elle finit par s’améliorer, très progressivement, pour essayer de gagner en maturité et en professionnalisme. Tokyo a une trentaine d’années (à l’instar de son interprète Úrsula Corberó), mais elle agit souvent comme une jeune fille capricieuse. Sa principale source d’inspiration est la petite Mathilda Lando (jouée par Nathalie Portman dans Léon (1994)). Cela ne t’aura sans doute pas échappé au vu de son look vestimentaire et surtout de sa coupe de cheveux, dans les deux premières parties. Une coiffure très enfantine qu’elle abandonne par la suite.

Tokyo est avant tout une femme passionnée, qui se laisse totalement guider par ses émotions et ses pulsions du moment. C’est pourquoi elle décide de quitter une île paradisiaque sur un coup de tête, ou de jouer au jeu du chat et de la souris, avec le malheureux Rio. Tokyo peut se montrer irritante, c’est vrai, mais j’imagine que la série serait plus monotone et froide sans sa présence, et sans sa voix-off. De plus, son caractère contre-balance efficacement avec celui du Professeur. C’est elle, dans la partie 4, qui le raisonne quand il pense que Lisbonne a été tuée. Alors que le Professeur brûle ses photos d’enfance, car il se méfie de la nostalgie, Tokyo salue celle-ci comme une vieille amie. Il lui suffit de se rappeler d’un match de foot pour réaliser combien un moment banal peut sembler heureux, avec le recul. Tokyo est capable de se montrer très rude envers ses coéquipiers, mais comme elle le dit si bien, elle, elle les aime ses amis avec des noms de villes.

III. Rio : La quête de maturité

Rio et Tokyo, éternels adolescents…

Rio est le personnage le plus jeune de la bande. Son interprète, Miguel Herrán, n’était âgé que de 21 ans au moment de la diffusion de la première partie. Rio est informaticien. Par-dessus tout, il est profondément immature et amoureux de Tokyo, quand bien même les relations personnelles sont proscrites. Mais Rio et Tokyo aiment transgresser les règles, sans véritablement se soucier des conséquences. Ils en deviennent contrariants, mais, au risque de me répéter, leur mépris de cette règle reflète le paradoxe le plus crucial de la série. La Casa de Papel ne connaît pas un tel succès parce qu’elle parle de braquages, aussi sensationnels soient-ils. Elle doit tout aux profils étonnants de ses personnages, aux mystères qui les entourent et, par-dessus tout, à la force des relations qui les unissent.

Comme Tokyo, Rio est amené à gagner en maturité. Alors que la première perd sa mère, le jeune homme est renié par ses parents quand ils apprennent qu’il fait partie de la bande des Dali. Mais Rio est transfiguré après avoir été séquestré et torturé en secret, par les autorités, en partie 3. A son retour, le jeune homme souffre de stress post-traumatique, et ouvre enfin les yeux sur Tokyo. Il décide de s’émanciper, en quittant la voleuse.

Introduction

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Bilan

13 réflexions au sujet de « Dossier #1 : La Casa de Papel »

  1. Ton article m’en aura beaucoup appris sur la série, que ce soit le nom prévu de base, le fait que tous les personnages auraient dû être mourants (une excellente idée, soulignée par le générique qui prend tout son sens !) ou encore des détails comme les noms de planètes. C’est fascinant de voir les idées de départ avec ce que la série est devenue. Certes, c’est une série qui accumule incohérences ou choses trop grosses pour être crédibles, mais ça fait aussi partie de son charme, de son excentricité. Autant que son coeur, qui correspond aux personnages. On s’attache à eux bien plus que dans d’autres séries, et tu as bien raison de faire ton hors-série (nom bien trouvé pour ce nouveau format !) en passant par leur regard.

    Tu analyses finement les utilités du masque de Dali, des couleurs et de l’hymen de la série. Ils font bien partie de son identité propre tout en s’étant ensuite fait approprier par les fans ou par des mouvements populaires, comme avec le masque de V pour Vendetta avant lui. C’est une façon de montrer à quel point la fiction peut être particulièrement puissante jusqu’à inspirer la réalité. Les passages de Josepha Rouxel y apportent un éclairage supplémentaire riche sur le choix de Dali, merci !

    Tu m’apprends aussi beaucoup de choses sur les personnages, notamment Tokyo avec l’inspiration de Mathilda Lando, ou argument supplémentaire avec son caractère très fort, à ce qu’elle soit la narratrice. Il est vrai qu’elle a beaucoup de coeur qui contribue à équilibrer la série. J’aime beaucoup la comparaison du professeur avec Don Quichotte et son acolyte Sancho/Marseille, que je n’avais pas vraiment remarquée. Mais c’est vrai que le prof a le don de se retrouver dans les pires situations absurdes, pour un personnage extrêmement réservé. C’est d’ailleurs un plaisir (comme pour Berlin ou Palerme) de voir ce type de protagoniste avec une place aussi importante dans une série. Ça permet à bien des gens discrets de s’identifier à lui et ça change. Et le clin d’oeil avec les lunettes, pour Superman… Je ne suis pas spécialement fan de Rachel, mais elle est aussi un beau portrait de personnage complexe, qui évolue avec justesse. Quant à Alicia, elle a beau se rattraper un peu vers la fin, je la trouve toujours aussi détestable, haha. Même si elle a subi des choses difficiles, je la trouve terriblement insensible, égocentrique et vulgaire, ce qui n’aide pas à l’apprécier. J’ignorais totalement que c’était elle qui interprétait le générique de la dernière partie, cela a un côté très glaçant et désabusé, de mauvais augure pour la suite.

    Tu abordes bien les personnages controversés. Je suis toujours étonnée de cet aspect chaman qui fait partie du personnage, même si cela explique plusieurs de ses comportements. On peut aussi supposer qu’il a espéré que ce genre de connexion mystique l’aide à comprendre les autres… Il est en tout cas l’un des personnages les plus ambigus de toute la série. Et sa rédemption conclut l’arc du personnage en beauté, même si on le redécouvre ensuite avec plaisir dans les flash-back, toujours aussi ambigu, un peu plus humain, moins sinistre en un sens… et qui fend un peu le coeur avec sa dernière scène, avec Palerme, qui est aussi magnifique que triste. La similarité de ce dernier avec le Gouverneur est frappante, d’ailleurs. Deux hommes qui sont assez détruits intérieurement et prêts à tout pour que ça aille dans leur sens, quitte à semer le chaos et la mort. Heureusement que le retournement qu’il subit avec Nairobi commence à le rendre sympathique, et plus humain, là aussi. La série a l’art de retourner les personnages pour mieux les faire découvrir.

    La présence de Manille est brève, mais bien exploitée, même si elle ne fait pas énormément avancer l’intrigue. Les créateurs ont réussi à faire passer bien des messages par les femmes, féministes ou LGBT, et c’est vraiment plaisant, d’autant que l’Espagne est effectivement en avance sur ces points sociétaux, notamment par rapport à la France. Je ne me rappelais pas que la scène des regards entre Nairobi, Moscou, Berlin et Oslo avait déjà été utilisée auparavant, mais elle est déchirante. Bogota sera peut-être encore plus développé par la suite, comme Marseille a commencé à l’être, mais je n’ai pas beaucoup d’affection pour lui. Sa relation avec Nairobi était en effet un peu artificielle, mais tu décris très bien son évolution.

    C’est au moment du Bella Ciao de Moscou que j’ai vraiment commencé à apprécier la série. Comme tu le dis bien, c’est là qu’on sent l’unité de la bande, qu’on sent leur coeur et leur complicité. Le début d’une famille qui perdure. Moscou manque, décidément. Un Davos dans l’âme ! Stockholm est aussi un des personnages qui a l’une des plus belles évolutions et qui grandit le plus, acquérant maturité et assurance. Elle apporte âme et coeur à l’équipe également. Et je partage entièrement ta vision d’Arturito en miroir de la mesquinerie de chacun. On ne déteste pas les personnages sans raison. Et tu as décrit avec richesse chacun des protagonistes de la série, qu’on les aime ou qu’on les déteste, mais ils sont surtout très humains.

    Je ne peux que te féliciter encore pour ce superbe article, riche et passionnant à tous égards. J’en ai appris pas mal, et je suis toujours contente de lire d’aussi intelligentes analystes des personnages, de ce qu’ils représentent ou des enjeux qu’ils portent avec eux. Aucun doute sur ton amour de la série !

    Et un bravo à Mystic Falco pour ces superbes miniatures qui accompagnent le texte ! C’est très bien trouvé, et beau simplement.

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis contente que le dossier soit effectivement instructif. Je tenais à rappeler que le but premier de la série n’est pas la vraisemblance, même s’il y a quand même certains efforts de faits. Le problème est que la surenchère rend ces incohérences de plus en plus visibles, et que ça déchaîne de plus en plus les passions. Enfin, plus une série avance et est populaire, plus ça devient facile de taper dessus. Oui, la série est forte car elle s’inspire d’un mouvement, avant d’en créer un elle-même, même s’il est plus pop culturel qu’autre chose. Quant aux personnages, on les aime ou non, mais je tenais à souligner qu’ils ont tous une fonction bien précise. J’ai aussi entendu dire que l’Argentine avait la réputation d’être sexiste, ce qui expliquerait le comportement de Palerme. Il est peut-être plus utile de montrer des hommes sexistes remis à leur place, plutôt que de faire comme s’ils n’existaient pas. En tout cas, merci pour ton retour !

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  2. Super article, c’est complet! Voila un article qui en vaut 5/6 en quantité et qualité!
    La mallette de Marcellus Wallace aha? J’avoue que le nom des villes est plus intéressant que celui des planètes, rien que pour le surnom Stockholm!

    1) Je te rejoins pour Tokyo, ses folies m’exaspèrent mais sans ce personnage explosif, il manquerait clairement un truc! Est-ce que Rio et elle se remettront ensemble? Un vrai mystère!

    2) Bien vu pour Don Quichotte et le Professeur! Marseille est un sacré écuyer! Le plan des moulins, je l’avais pas vu! Tu penses que Bogota l’a tué? Je pense qu’il est prisonnier (mais s’est mangé une bonne raclée, non?)
    Après je ne vois pas d’interet à le garder en effet!
    Belle évolution de Lisbonne, surtout le doute, c’est pas simple de faire face à ses anciens collègues!

    3) Palerme imite Berlin comme un romantique transi! Je ne sais pas si tu connais le jeu Baten Kaitos mais l’Empereur Geldoblame devient la pale imitation d’un homme qu’il aimait dans Baten Kaitos Origin! Y’a vraiment un excellent parallèle vidéoludique!
    Penses-tu que Berlin aurait pu être différent s’il n’était pas « au bord de la mort »?

    4) Bogota est vraiment une bonne découverte pour moi! Je me demande comment il va faire le deuil et comment il va évoluer!

    5) Arturito montre aussi que les otages ne sont pas forcément innocents (ou que les violeurs ne viennent pas forcément des menaces que l’on pense)! Après côté acteur, tu devrais voir celui qui jouait Joffrey dans Game of Thrones, il a subi de très nombreuses menaces! Alors que l’on devrait remercier ces acteurs qui créent tant d’émotions!

    Beau boulot encore une fois!

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    1. Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de lire et de commenter un article aussi long. Je suis assez d’accord avec toi, les noms de villes sont plus aguicheurs. Et je t’avoue que je ne m’intéresse pas trop au couple Tokyo/Rio, ahah. J’aurais l’impression que Rio régresse s’il se remet avec elle. Toutefois, on peut espérer que Tokyo gagne en maturité et qu’ils trouvent un équilibre. Je me suis permis d’éditer la phrase de mon dossier qui parle du sort de Gandia. C’est vrai que c’est assez incertain. Je pensais qu’il était mort car plusieurs personnes ont parlé de l’éliminer, comme le Prof et Bogota. Mais c’est vrai que ce n’est pas « montré ». Je suis heureuse de rencontrer quelqu’un qui comprend à ce point Palerme, et d’ailleurs, merci pour la comparaison. Je pense que Berlin a toujours eu ce caractère qui le mène vers les extrémités de mal ou de bien. Toutefois, être mourant rend ces extrémités encore plus énormes. Serait-il aussi impitoyable sans cela ? Ce serait-il sacrifié s’il était en bonne santé ? C’est difficile à dire. Peut-être ne peut-il pas envisager de rester avec Palerme parce qu’il sait qu’il n’y a aucun avenir, d’ailleurs. Oui, c’est vrai que certains acteurs de GOT ont également été harcelés… Encore merci !!!

      Aimé par 1 personne

  3. Eh bien eh bien… Si nous ne sommes pas là sur un article aussi grandiose, qu’il est complet, je ne sais pas ce que l’on a !
    Tu as su, avec brio, analyser tous ces personnages, tout en incluant tes avis personnels au sujet de ces personnages. Rajoute à ça, que tu nous apprend des tas de choses sur la série… Jamais on ne pourra faire un article aussi complet que le tiens, ça c’est clair.

    Il est très rare que j’ai envie de me refaire une série, rien qu’en lisant un article sur celle-ci, mais là, je dois l’avouer, tu fais fort. Toutes tes analyses sont écrit avec une justesse assez dingue, sans oublier le cheminement logique que tu as donné à la construction de cette article.

    En deux mots ;
    ¡ Felicidades Hermana !

    Aimé par 1 personne

  4. Ça c’est du travail de titan ! Ne me dit pas que tu l’as abattu en seulement une semaine quand même ? Ce serait inhumain !

    Forcément, il y aurait beaucoup de choses sur lesquelles rebondir (preuve aussi que tu as bien fait ton job !) mais je note particulièrement ta comparaison à Don Quichotte. J’avais noté la référence, mais sans chercher à l’analyser, et j’avoue que j’aime beaucoup ce que tu en déduis. Pour être honnête, la croisade révolutionnaire du Professeur et du reste de l’équipe me semble être problématique. On en parle depuis la première saison, mais sans jamais vraiment développer contre et pour quoi ils se battent vraiment. J’ai vraiment le sentiment que c’est utilisé comme un prétexte, autant pour les personnages que pour les spectateurs, histoire de les dépeindre comme des bons gars. Forcément, je ne m’attends pas à ce qu’une telle série soit politique, mais quand on entame un discours, c’est toujours dommage de voir que ça ne va pas plus loin que la surface. Du coup je suis content de voir que les auteurs eux-mêmes aient l’air conscient de cet état de fait, même s’ils ne le disent qu’implicitement !

    Aimé par 1 personne

    1. Et si, je l’ai abattu en très peu de temps ! (Plus si je compte le rewatch de la série, avec prises de notes comprises). Mais c’est vrai que ce furent quelques jours intensifs en terme de planification et de rédaction, ahah. Après, mon analyse de la référence à Don Quichotte reste une interprétation dont on est partisan ou non ! J’ai beau adorer la série, je suis pleinement consciente de ses défauts et l’aspect politique en fait partie. La partie 4 en particulier, veut aborder de nombreuses luttes à la fois, au risque de seulement les effleurer. Il est vrai qu’il est rassurant que les auteurs aient conscience du caractère idéaliste et peu fiable du Professeur, mais l’admettre, sans chercher à rectifier ne serait-ce qu’un peu le problème, peut aussi être problématique ahah. Mais bon, même si je suis la première à dire que LCDP a beaucoup plus de profondeurs qu’on veut l’admettre (comme en témoigne ce dossier), la série reste plus là pour nous divertir que pour être crédible ou politique.

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