Dossier #1 : La Casa de Papel

Partie 4 : « L’ère du Matriarcat commence ! » (Manille, Nairobi, Bogota)

Parlons désormais de Manille, Nairobi et Bogota, pour considérer comment une minorité est représentée dans la série, ou comment se dégagent les messages féministes.

I. Manille : L’infiltrée de l’équipe

Manille cache bien son jeu au sein de la Banque d’Espagne.

Manille, incarnée par Belén Cuesta, est le personnage que je n’avais pas vu venir. Manille apparaît dès la partie 3, de manière très occasionnelle et discrète, parmi les otages. On la prenait pour une otage parmi d’autres, jusqu’à une analepse où Moscou et Denver se dirigent vers le Professeur, pour le convaincre d’engager le filleul de Moscou. Les trois hommes vont donc attendre un certain Juanito à l’arrêt de bus. Or, c’est une jeune femme qui se présente à eux. Manille est une femme transgenre. La série aurait pu tomber dans de nombreux écueils. Combien de fois la différence entre le genre qu’on connaissait d’un personnage, et son apparence finale, a-t-il été sujet à plaisanterie, au cinéma ou à la télé ? Heureusement, la scène paraît plutôt bienveillante, dans La Casa de Papel. Moscou et Denver ont de nombreuses fois été présentés comme des hommes peu intellectuels et maladroits, voire rustres. Pourtant, ils réagissent favorablement au coming-out de Manille, sans sourciller. Si eux en sont capables, pourquoi certains bien-pensants ne le sont-ils pas ? Seul le Professeur semble assez fermé lors de l’arrivée de Manille : il n’a pas envie d’intégrer une autre personne au premier casse. Manille n’apparaît que dans la Banque d’Espagne, à moins que l’on puisse imaginer qu’elle était cachée, quelque part, dans la Fabrique ? Naturellement, Denver finit par poser des questions assez maladroites à Manille, mais c’est un reflet de la réalité, sans compter que la série se veut pédagogue, à ce moment précis. Je n’apprécie guère quand une série déploie une pédagogie explicite, plutôt que de véhiculer un message avec subtilité, mais certaines phrases avaient besoin d’être prononcées : « T’as été une femme toute ta vie et je m’en suis jamais aperçu, » résume Denver, avec une grande justesse. Il est toutefois plaisant que Manille ne manque pas d’ironie. Quand elle apprend le pseudo de Denver, elle n’hésite pas à lui dire qu’elle a du mal à se faire à sa nouvelle identité. De plus, il est habile de faire de Manille, une femme transgenre, le membre de l’équipe infiltré parmi les otages. Elle n’a pas à sortir du placard en tant que femme transgenre car les autres personnages s’en moquent et l’acceptent telle qu’elle est, elle a besoin de sortir du placard en tant que voleuse, qui devra révéler son vrai visage, lorsque les otages tenteront de se rebeller. Et qui d’autre qu’Arturito pour le faire ? Pour être franche, je regrette que la seule fonction de Manille consiste à calmer un Arturito un peu trop zélé. A mon sens, le personnage aurait pu être mieux exploité et utile, ne serait-ce que contre Gandia. Enfin ! La scène peut se targuer de posséder un double-sens intéressant. Manille, en dégainant son arme contre Arturito, devient juge d’un procès contre la tentative de mutinerie, mais aussi contre le viol commis par ce dernier…

II. Nairobi : Porte-parole du féminisme

De gauche à droite, Lisbonne, Nairobi, Tokyo, Alison et Stockholm.

Nairobi est sans doute l’un des personnages les plus populaires de la série, et qui fait le plus l’unanimité. La jeune femme, incarnée par Alba Flores, ne révèle pourtant son potentiel qu’au bout de plusieurs épisodes. Alors qu’elle semblait simplement explosive et brute de décoffrage, on réalise qu’elle a plus de maturité et de vécu que Tokyo, qu’elle finira par considérer comme sa sœur. C’est par hasard, en découvrant la cicatrice d’une césarienne, que Tokyo apprend que Nairobi est mère. Celle-ci a été séparée de son fils, Axel, car son rôle de mère paraissait incompatible avec l’exercice de ses fonctions criminelles. La recherche d’une famille qu’elle n’a jamais eue, ou qu’elle a perdue, est ce qui motive Nairobi, tout au long de son cheminement. Dès les deux premières parties, elle se montre à la fois autoritaire et protectrice envers les membres de l’équipe. Alors que Berlin parlait de « patriarcat », Nairobi le destitue de son rôle de père acariâtre pour devenir la mère de l’équipe : « L’ère du matriarcat commence. » Contrairement à Berlin, et plus tard Palerme, Nairobi ne rabaisse pas les membres de son équipe, ni les otages, mais n’a de cesse de tirer les gens vers le haut. Elle ne restera pas longtemps à la tête de la bande, mais du moins gagnera-t-elle une place essentielle dans le cœur des personnages, comme des spectateurs. Nairobi est une femme très perspicace, qui ne se laisse pas impressionner par des Berlin et autre Palerme, mais se prend d’affection pour Helsinki. Elle tombe même amoureuse de lui, au point de vouloir fonder une famille avec, même si elle sait cet amour impossible. Elle jettera finalement son dévolu sur Bogota. Nairobi se définit vraiment par sa quête de famille. Alicia Sierra l’a bien compris en l’attirant dans un piège avec une peluche, puis en lui montrant, de loin, son fils. Nairobi se prend une balle près du cœur, dans une scène qu’on croit être la dernière. Le personnage est brisé mais il a atteint un accomplissement. Nairobi a revu son fils. Son cheminement peut s’arrêter sereinement… Toutefois, Nairobi s’accroche à la vie, non sans l’aide de ses coéquipiers. Dans une scène controversée pour son réalisme incertain, Nairobi subit une opération chirurgicale amatrice, qui lui sauve la vie. C’est l’occasion pour le spectateur de profiter encore un peu du personnage, et d’en apprendre davantage sur elle. Nairobi avait décidé de devenir mère célibataire, grâce à la PMA et à un don du Professeur. Mais elle ne mettra jamais ce projet à exécution, puisqu’elle sera froidement abattue par Gandia.

Nairobi est une femme incroyable, mais elle est aussi le porte-parole du féminisme dans La Casa de Papel. Toutes les femmes de la série ont subi du sexisme, à un moment ou un autre, et presque aucune ne s’est laissée faire, mais Nairobi a une place particulière, ne serait-ce parce qu’elle a su retirer le pouvoir à Berlin. Bien qu’elle ait regretté sa mort, Nairobi n’était guère fan de Berlin. C’est pourquoi elle se méfie de ses amis : Marseille et Bogota. C’est pourquoi elle entretient une relation particulièrement conflictuelle avec Palerme, qu’elle parviendra toutefois à remettre à sa place. Elle suggère même à Tokyo qu’elle devrait être le capitaine de cette nouvelle équipe, ce qui reste cependant un choix très discutable, à mon sens… Quoiqu’il en soit, Nairobi sait toujours insuffler de l’espoir et de la bravoure aux autres. C’est le cas lorsqu’elle encourage les hommes de la fonderie à continuer de faire fondre l’or, en partie 4. Elle n’a de cesse de rappeler que les femmes doivent faire preuve de courage, aussi souvent que les hommes, si ce n’est plus. Une femme n’est-elle pas intrépide quand elle doit « entrer toute seule chez soi le soir ? » (L’association d’idée dans ce discours est un peu forcée, je le concède). Même lorsque sa vie est menacée, Nairobi ne perd rien de sa verve et nargue Gandia, en lui rappelant qu’il sera tué par des femmes et des « pédés ». S’ajoute à cela une iconographie assez christique. Nairobi est plus ou moins crucifiée à la porte, peu avant d’être libérée, puis exécutée d’une balle dans la tête. Helsinki l’enroule d’un linceul blanc, avant de gravir les escaliers de la Banque d’Espagne, en se dirigeant vers la lumière. Le Professeur organisera des funérailles pour Nairobi, avant que son nom ne soit clamé, par toute l’équipe, à la fin de la partie 4. L’analogie entre Nairobi est une figure christique, ou du moins une martyre, peut surprendre. Nairobi reste une criminelle. Cela peut toutefois prendre du sens si on considère qu’elle était le porte-parole du féminisme et surtout l’un des personnages les plus importants dans le cœur des fans. N’oublions pas que la série est parfois méta. Mais la scène la plus émouvante est sans doute le flash-back durant lequel on voit Nairobi échanger un regard avec chaque membre de l’équipe sacrifié, auparavant. Oslo… Moscou… Berlin… Ce qui est fort, c’est que cette scène avait déjà été utilisée. Je me demandais, d’ailleurs, pourquoi Nairobi paraissait si songeuse, alors que ses amis semblaient joyeux. Un coup de maître.

III. Bogota : De l’éducation des hommes

Dans cette deuxième équipe, Bogota se situe entre Lisbonne et Marseille.

A priori, Bogota, incarné par Hovik Keuchkerian, n’est pas le personnage le plus subtil de la bande. On le surprend, à plusieurs reprises, à avoir des propos douteux, quand il parle de ses nombreux enfants, qu’il voit à peine, ou lorsqu’il s’en prend au véganisme de Stockholm et à l’animalisme de Marseille. De plus, Bogota se permet de faire une blague à caractère sexuel, à Nairobi, en plein travail, alors qu’elle est sa supérieure hiérarchique. Nairobi est la première à se plaindre de lui, le voyant sans doute ni plus ni moins comme un des hommes de la bande à Berlin. Et pourtant, Nairobi reviendra sur son jugement, au point d’accepter de flirter avec Bogota. Comme elle, le spectateur est amené à revisiter son jugement sur le soudeur.

Tout d’abord, Bogota se révèle un meilleur père qu’on pouvait l’imaginer. En l’absence de Moscou, c’est lui qui endosse la casquette paternelle auprès de Denver, qu’il conseille pour ses déboires amoureux, ou n’hésite pas à recadrer lorsqu’il se montre trop irréfléchi. Bogota est plus calme et intelligent qu’on aurait pu l’imaginer. Il était finalement plus maladroit que mauvais. Cela, Nairobi l’a bien compris, c’est pourquoi elle préfère l’instruire plutôt que de le condamner. Malgré son âge avancé, Bogota apprend à retourner sa langue plusieurs fois dans sa bouche, avant de parler aux femmes. Malgré son attitude initiale, Bogota apprend à se montrer patient et prévenant envers Nairobi, au point qu’elle admette elle-même qu’il devient trop précautionneux. La relation entre Bogota et Nairobi n’est pas ma préférée, car elle n’a pas eu le temps d’être développée. De plus, elle est un outil au service d’un message, plus qu’une relation sincère et fusionnelle. Ça n’en étoffe pas moins Bogota. Bien qu’il ait du mal à exprimer ses sentiments, il est perceptible que la mort de Nairobi l’a profondément blessé. C’est lui qui neutralise Gandia. Lors des funérailles de Nairobi, Bogota se tient derrière une fenêtre brisée. Son cœur se situe juste derrière le trou où était passée la balle ayant abattu Nairobi.

La mise en scène au service de la taciturnité de Bogota.

Introduction

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Bilan

13 réflexions au sujet de « Dossier #1 : La Casa de Papel »

  1. Ton article m’en aura beaucoup appris sur la série, que ce soit le nom prévu de base, le fait que tous les personnages auraient dû être mourants (une excellente idée, soulignée par le générique qui prend tout son sens !) ou encore des détails comme les noms de planètes. C’est fascinant de voir les idées de départ avec ce que la série est devenue. Certes, c’est une série qui accumule incohérences ou choses trop grosses pour être crédibles, mais ça fait aussi partie de son charme, de son excentricité. Autant que son coeur, qui correspond aux personnages. On s’attache à eux bien plus que dans d’autres séries, et tu as bien raison de faire ton hors-série (nom bien trouvé pour ce nouveau format !) en passant par leur regard.

    Tu analyses finement les utilités du masque de Dali, des couleurs et de l’hymen de la série. Ils font bien partie de son identité propre tout en s’étant ensuite fait approprier par les fans ou par des mouvements populaires, comme avec le masque de V pour Vendetta avant lui. C’est une façon de montrer à quel point la fiction peut être particulièrement puissante jusqu’à inspirer la réalité. Les passages de Josepha Rouxel y apportent un éclairage supplémentaire riche sur le choix de Dali, merci !

    Tu m’apprends aussi beaucoup de choses sur les personnages, notamment Tokyo avec l’inspiration de Mathilda Lando, ou argument supplémentaire avec son caractère très fort, à ce qu’elle soit la narratrice. Il est vrai qu’elle a beaucoup de coeur qui contribue à équilibrer la série. J’aime beaucoup la comparaison du professeur avec Don Quichotte et son acolyte Sancho/Marseille, que je n’avais pas vraiment remarquée. Mais c’est vrai que le prof a le don de se retrouver dans les pires situations absurdes, pour un personnage extrêmement réservé. C’est d’ailleurs un plaisir (comme pour Berlin ou Palerme) de voir ce type de protagoniste avec une place aussi importante dans une série. Ça permet à bien des gens discrets de s’identifier à lui et ça change. Et le clin d’oeil avec les lunettes, pour Superman… Je ne suis pas spécialement fan de Rachel, mais elle est aussi un beau portrait de personnage complexe, qui évolue avec justesse. Quant à Alicia, elle a beau se rattraper un peu vers la fin, je la trouve toujours aussi détestable, haha. Même si elle a subi des choses difficiles, je la trouve terriblement insensible, égocentrique et vulgaire, ce qui n’aide pas à l’apprécier. J’ignorais totalement que c’était elle qui interprétait le générique de la dernière partie, cela a un côté très glaçant et désabusé, de mauvais augure pour la suite.

    Tu abordes bien les personnages controversés. Je suis toujours étonnée de cet aspect chaman qui fait partie du personnage, même si cela explique plusieurs de ses comportements. On peut aussi supposer qu’il a espéré que ce genre de connexion mystique l’aide à comprendre les autres… Il est en tout cas l’un des personnages les plus ambigus de toute la série. Et sa rédemption conclut l’arc du personnage en beauté, même si on le redécouvre ensuite avec plaisir dans les flash-back, toujours aussi ambigu, un peu plus humain, moins sinistre en un sens… et qui fend un peu le coeur avec sa dernière scène, avec Palerme, qui est aussi magnifique que triste. La similarité de ce dernier avec le Gouverneur est frappante, d’ailleurs. Deux hommes qui sont assez détruits intérieurement et prêts à tout pour que ça aille dans leur sens, quitte à semer le chaos et la mort. Heureusement que le retournement qu’il subit avec Nairobi commence à le rendre sympathique, et plus humain, là aussi. La série a l’art de retourner les personnages pour mieux les faire découvrir.

    La présence de Manille est brève, mais bien exploitée, même si elle ne fait pas énormément avancer l’intrigue. Les créateurs ont réussi à faire passer bien des messages par les femmes, féministes ou LGBT, et c’est vraiment plaisant, d’autant que l’Espagne est effectivement en avance sur ces points sociétaux, notamment par rapport à la France. Je ne me rappelais pas que la scène des regards entre Nairobi, Moscou, Berlin et Oslo avait déjà été utilisée auparavant, mais elle est déchirante. Bogota sera peut-être encore plus développé par la suite, comme Marseille a commencé à l’être, mais je n’ai pas beaucoup d’affection pour lui. Sa relation avec Nairobi était en effet un peu artificielle, mais tu décris très bien son évolution.

    C’est au moment du Bella Ciao de Moscou que j’ai vraiment commencé à apprécier la série. Comme tu le dis bien, c’est là qu’on sent l’unité de la bande, qu’on sent leur coeur et leur complicité. Le début d’une famille qui perdure. Moscou manque, décidément. Un Davos dans l’âme ! Stockholm est aussi un des personnages qui a l’une des plus belles évolutions et qui grandit le plus, acquérant maturité et assurance. Elle apporte âme et coeur à l’équipe également. Et je partage entièrement ta vision d’Arturito en miroir de la mesquinerie de chacun. On ne déteste pas les personnages sans raison. Et tu as décrit avec richesse chacun des protagonistes de la série, qu’on les aime ou qu’on les déteste, mais ils sont surtout très humains.

    Je ne peux que te féliciter encore pour ce superbe article, riche et passionnant à tous égards. J’en ai appris pas mal, et je suis toujours contente de lire d’aussi intelligentes analystes des personnages, de ce qu’ils représentent ou des enjeux qu’ils portent avec eux. Aucun doute sur ton amour de la série !

    Et un bravo à Mystic Falco pour ces superbes miniatures qui accompagnent le texte ! C’est très bien trouvé, et beau simplement.

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis contente que le dossier soit effectivement instructif. Je tenais à rappeler que le but premier de la série n’est pas la vraisemblance, même s’il y a quand même certains efforts de faits. Le problème est que la surenchère rend ces incohérences de plus en plus visibles, et que ça déchaîne de plus en plus les passions. Enfin, plus une série avance et est populaire, plus ça devient facile de taper dessus. Oui, la série est forte car elle s’inspire d’un mouvement, avant d’en créer un elle-même, même s’il est plus pop culturel qu’autre chose. Quant aux personnages, on les aime ou non, mais je tenais à souligner qu’ils ont tous une fonction bien précise. J’ai aussi entendu dire que l’Argentine avait la réputation d’être sexiste, ce qui expliquerait le comportement de Palerme. Il est peut-être plus utile de montrer des hommes sexistes remis à leur place, plutôt que de faire comme s’ils n’existaient pas. En tout cas, merci pour ton retour !

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  2. Super article, c’est complet! Voila un article qui en vaut 5/6 en quantité et qualité!
    La mallette de Marcellus Wallace aha? J’avoue que le nom des villes est plus intéressant que celui des planètes, rien que pour le surnom Stockholm!

    1) Je te rejoins pour Tokyo, ses folies m’exaspèrent mais sans ce personnage explosif, il manquerait clairement un truc! Est-ce que Rio et elle se remettront ensemble? Un vrai mystère!

    2) Bien vu pour Don Quichotte et le Professeur! Marseille est un sacré écuyer! Le plan des moulins, je l’avais pas vu! Tu penses que Bogota l’a tué? Je pense qu’il est prisonnier (mais s’est mangé une bonne raclée, non?)
    Après je ne vois pas d’interet à le garder en effet!
    Belle évolution de Lisbonne, surtout le doute, c’est pas simple de faire face à ses anciens collègues!

    3) Palerme imite Berlin comme un romantique transi! Je ne sais pas si tu connais le jeu Baten Kaitos mais l’Empereur Geldoblame devient la pale imitation d’un homme qu’il aimait dans Baten Kaitos Origin! Y’a vraiment un excellent parallèle vidéoludique!
    Penses-tu que Berlin aurait pu être différent s’il n’était pas « au bord de la mort »?

    4) Bogota est vraiment une bonne découverte pour moi! Je me demande comment il va faire le deuil et comment il va évoluer!

    5) Arturito montre aussi que les otages ne sont pas forcément innocents (ou que les violeurs ne viennent pas forcément des menaces que l’on pense)! Après côté acteur, tu devrais voir celui qui jouait Joffrey dans Game of Thrones, il a subi de très nombreuses menaces! Alors que l’on devrait remercier ces acteurs qui créent tant d’émotions!

    Beau boulot encore une fois!

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    1. Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de lire et de commenter un article aussi long. Je suis assez d’accord avec toi, les noms de villes sont plus aguicheurs. Et je t’avoue que je ne m’intéresse pas trop au couple Tokyo/Rio, ahah. J’aurais l’impression que Rio régresse s’il se remet avec elle. Toutefois, on peut espérer que Tokyo gagne en maturité et qu’ils trouvent un équilibre. Je me suis permis d’éditer la phrase de mon dossier qui parle du sort de Gandia. C’est vrai que c’est assez incertain. Je pensais qu’il était mort car plusieurs personnes ont parlé de l’éliminer, comme le Prof et Bogota. Mais c’est vrai que ce n’est pas « montré ». Je suis heureuse de rencontrer quelqu’un qui comprend à ce point Palerme, et d’ailleurs, merci pour la comparaison. Je pense que Berlin a toujours eu ce caractère qui le mène vers les extrémités de mal ou de bien. Toutefois, être mourant rend ces extrémités encore plus énormes. Serait-il aussi impitoyable sans cela ? Ce serait-il sacrifié s’il était en bonne santé ? C’est difficile à dire. Peut-être ne peut-il pas envisager de rester avec Palerme parce qu’il sait qu’il n’y a aucun avenir, d’ailleurs. Oui, c’est vrai que certains acteurs de GOT ont également été harcelés… Encore merci !!!

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  3. Eh bien eh bien… Si nous ne sommes pas là sur un article aussi grandiose, qu’il est complet, je ne sais pas ce que l’on a !
    Tu as su, avec brio, analyser tous ces personnages, tout en incluant tes avis personnels au sujet de ces personnages. Rajoute à ça, que tu nous apprend des tas de choses sur la série… Jamais on ne pourra faire un article aussi complet que le tiens, ça c’est clair.

    Il est très rare que j’ai envie de me refaire une série, rien qu’en lisant un article sur celle-ci, mais là, je dois l’avouer, tu fais fort. Toutes tes analyses sont écrit avec une justesse assez dingue, sans oublier le cheminement logique que tu as donné à la construction de cette article.

    En deux mots ;
    ¡ Felicidades Hermana !

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  4. Ça c’est du travail de titan ! Ne me dit pas que tu l’as abattu en seulement une semaine quand même ? Ce serait inhumain !

    Forcément, il y aurait beaucoup de choses sur lesquelles rebondir (preuve aussi que tu as bien fait ton job !) mais je note particulièrement ta comparaison à Don Quichotte. J’avais noté la référence, mais sans chercher à l’analyser, et j’avoue que j’aime beaucoup ce que tu en déduis. Pour être honnête, la croisade révolutionnaire du Professeur et du reste de l’équipe me semble être problématique. On en parle depuis la première saison, mais sans jamais vraiment développer contre et pour quoi ils se battent vraiment. J’ai vraiment le sentiment que c’est utilisé comme un prétexte, autant pour les personnages que pour les spectateurs, histoire de les dépeindre comme des bons gars. Forcément, je ne m’attends pas à ce qu’une telle série soit politique, mais quand on entame un discours, c’est toujours dommage de voir que ça ne va pas plus loin que la surface. Du coup je suis content de voir que les auteurs eux-mêmes aient l’air conscient de cet état de fait, même s’ils ne le disent qu’implicitement !

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    1. Et si, je l’ai abattu en très peu de temps ! (Plus si je compte le rewatch de la série, avec prises de notes comprises). Mais c’est vrai que ce furent quelques jours intensifs en terme de planification et de rédaction, ahah. Après, mon analyse de la référence à Don Quichotte reste une interprétation dont on est partisan ou non ! J’ai beau adorer la série, je suis pleinement consciente de ses défauts et l’aspect politique en fait partie. La partie 4 en particulier, veut aborder de nombreuses luttes à la fois, au risque de seulement les effleurer. Il est vrai qu’il est rassurant que les auteurs aient conscience du caractère idéaliste et peu fiable du Professeur, mais l’admettre, sans chercher à rectifier ne serait-ce qu’un peu le problème, peut aussi être problématique ahah. Mais bon, même si je suis la première à dire que LCDP a beaucoup plus de profondeurs qu’on veut l’admettre (comme en témoigne ce dossier), la série reste plus là pour nous divertir que pour être crédible ou politique.

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