Dossier #1 : La Casa de Papel

Partie 5 : Une entreprise familiale (Moscou, Denver, Stockholm, Arturito)

Dans cette dernière partie, nous allons parler de famille. Moscou est, à mon sens, le papa regretté de la série. Denver aurait eu besoin de lui pour trouver ses repères, en tant que mari et père. Stockholm cherche aussi à se positionner, tout en échappant aux griffes du mesquin Arturito.

I. Moscou : L’âme de l’équipe

Moscou satisfait, Helsinki concentré et le Professeur constipé.

Moscou (Paco Tous) peut paraître secondaire, puisqu’il s’agit d’un des premiers membres de l’équipe à trépasser, mais à mes yeux, il incarnait un peu l’âme de l’équipe. Álex Pina n’a-t-il pas envisagé de rendre Moscou narrateur, avant de choisir Tokyo ? D’ailleurs, Moscou est le premier à dire ses quatre vérités à Tokyo, lorsque celle-ci agit à tort et à travers. Aussi étonnant que cela puisse sembler, ce n’est ni le Professeur, ni Berlin, qui chante Bella Ciao pour la première fois. C’est Moscou. D’ailleurs, c’est la seule fois de la série où Bella Ciao a une intonation vraiment joyeuse. Moscou, en creusant, vient de trouver la terre, et donc le premier pas vers la liberté. Il commence à chantonner avant d’être rejoint par l’équipe, qui se met à chanter et à danser à l’unisson. Pour la première fois, dans la partie 1, on ressent une vraie unité et une réelle complicité entre les membres de la bande. Oui, Moscou aurait pu être un vrai père pour eux, pourvu qu’il ait vécu plus longtemps.

Il fait partie des membres les plus humains de l’équipe. C’est en le décrivant que Tokyo confie qu’un voleur est « par définition un optimiste impénitent. » C’est pourquoi Moscou est sujet à une crise d’angoisse lorsqu’il croit que son fils, Denver, a tué une otage, Monica. Il est prêt à se dénoncer afin d’éviter que son fils soit accusé de meurtre. Moscou est un homme humble, empli d’abnégation, qui est prêt à se sacrifier pour son fils. Il n’est malgré tout pas exempt de défaut, puisqu’il n’a eu que tardivement la force de révéler à Denver, qu’il avait abandonné sa mère, car elle était incapable de se désintoxiquer. Malgré ce faux pas, seulement motivé par la surprotection, la mort de Moscou ne laisse personne indifférent. La musique qui succède à son décès est particulièrement poignante, et ce n’est pas la seule chanson associée à Moscou. Sa reprise de « Maria mi Amor », reviendra à plusieurs reprises.

Si tu doutes encore de l’importance cruciale de Moscou, laisse-moi te dire qu’il a inculqué une des leçons les plus importantes au Professeur lui-même. En partie 4, Moscou veut engager Juanito, son filleul, et le professeur rétorque que ce n’est pas une « entreprise familiale ». Non seulement le Professeur finira bel et bien par intégrer Manille au plan, mais il finira même par engager les amis mineurs de Moscou, afin de permettre à Lisbonne de s’échapper, en fin de partie 4. Moscou savait rassembler des gens, et il a su montrer au Professeur comment faire.

II. Denver : L’héritier de Moscou

Denver tombe amoureux de Monica.

Denver (Jaime Lorente) est l’un des personnages les plus impulsifs et violents de l’équipe. Il n’a pas un mauvais fond, malgré tout. Lorsque Berlin lui ordonne d’exécuter Monica, Denver ne parvient pas à s’y résoudre et se contente de lui tirer une balle dans la jambe, afin de simuler sa mort, puis de la dissimuler. Il prend tellement à cœur le fait de soigner Monica qu’il finit par se rapprocher de l’otage et tomber amoureux d’elle. Les sentiments, rapidement partagés, inciteront Monica à rejoindre la bande de braqueurs. Denver n’est pas très réfléchi. Il arrive souvent qu’il ait des réactions ou des paroles maladroites, pour ne pas dire stupides. D’ailleurs, son rire est le sujet de nombreuses parodies sur les internets. Cependant, Denver agit toujours avec le cœur, à l’instar de son père, Moscou. Il s’emporte vite, mais il voit les autres membres de l’équipe comme sa famille, à commencer par Rio, avec qui il entretient une relation presque fraternelle. Il est aussi particulièrement proche de Manille, naturellement, ainsi que de Bogota. Par dessus-tout, il est défini par l’amour qu’il voue à Stockholm, qu’il a épousée, et dont il a adopté le fils. Ils ont décidé de l’appeler Cincinnati, afin qu’il ait un nom de ville, « comme toute la famille ». Si avec cela, on doute que La Casa de Papel soit une histoire de cœur et de famille, avant d’être un braquage, c’est qu’on n’a guère suivi la série.

Sans Moscou, Denver manque de repère, d’ailleurs, il commet l’erreur de se montrer aussi surprotecteur que lui. Il devient si inquiet pour Cincinnati et Stockholm qu’il essaie de mettre son épouse de côté, au risque d’agir avec sexisme. Lorsque Monica s’éloigne, Denver ne sait pas comment réagir. C’est pourquoi Bogota se permet de lui demander comment Monica était tombée « amoureuse » ? La série propose une réflexion intéressante sur le fait que l’amour ne doive jamais être considéré comme acquis, mais doive s’entretenir soigneusement. Il est parfois frustrant que les personnages se soucient plus de leurs peines de cœur que du braquage et de la prise d’otages, je te l’accorde, mais cela a toujours fait partie de l’ADN de la série. Dans ces huis-clos, « le temps ne compte pas », c’est pourquoi les liens se nouent et se dénouent. Le lien amoureux est symbolisé par un compte à rebours ou l’urgence de la situation. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que le Professeur utilise une montre pour faire comprendre, indirectement, à Lisbonne qu’il sait qu’elle est vivante et qu’il va la libérer, avant qu’elle n’ait eu le temps de le trahir.

Denver fait des métaphores moins subtiles, notamment lorsqu’il compare les femmes à différents engins motorisés. J’ai trouvé ces dialogues plutôt caricaturaux. Entre ces mots malheureux et la violence qui l’habite, Denver est relativement ridiculisé dans la partie 3 et surtout la partie 4. Il en vient à devenir jaloux de Stockholm et Rio, simplement parce qu’il les a surpris en train de discuter ensemble, pieds nus. J’ai d’ailleurs trouvé plutôt ironique qu’il suggère à Rio de retirer leurs chaussures, lorsqu’ils veulent avancer discrètement dans les conduits d’aération, afin de surprendre Gandia. Denver est ridiculisé, disais-je, ce qui ne l’empêche pas de garder sa bienveillance, notamment avec Manille. Peut-être ce procédé sert-il à illustrer le fait que, maintenant qu’ils se connaissent mieux et reviennent à la réalité, Stockholm a ouvert les yeux sur lui. Au final, on retiendra malgré tout de Denver son abnégation. Il souhaite faire comprendre à Monica que, même si elle souhaite partir avec un autre, il ne veut que son bonheur.

III. Stockholm : #BalanceTonArturito

Certains otages ont été particulièrement développés, au cours de la série.

Monica (Esther Acebo) est rapidement devenue une des otages les plus importantes des deux premières parties. Elle était la maîtresse d’Arturito (Enrique Arce) avant de tomber enceinte de lui et de se faire jeter. Le dilemme qui consiste à garder l’enfant, ou non, va préoccuper Monica, mais aussi plusieurs membres de la bande, qui vont juger utile de lui donner leur avis. Denver sera le plus concerné, puisqu’il finira par sortir avec Monica. Les sentiments sont partagés, mais Nairobi s’inquiète que Monica ait simplement développé le syndrome de Stockholm, qui consiste à éprouver de l’amour pour son geôlier. C’est une interrogation posée à juste titre, surtout quand on voit la relation tordue entre Berlin, qui abuse d’Ariadna, et celle-ci, qui est tentée de partir avec lui, pour soutirer son argent, puis le regarder mourir… Pourtant, Monica est sincèrement amoureuse de Denver et celui-ci le lui rend bien. C’est pourquoi elle sera surnommée, très ironiquement, Stockholm. L’humour noir a toujours fait partie intégrante du show.

Monica en compagnie de son mari et de leur fils, Cincinnati.

Le couple n’est pas seulement menacé par les réactions de Denver mais aussi par le retour d’Arturito, qui fulmine à l’idée que Monica ait préféré Denver, tout en le privant de rencontrer son fils. Arturito a toujours été opposé à la bande. Il était à la fois le patron des employés, puis, d’une certaine façon, celui des otages. Il fallait bien que certains otages tiennent tête à l’équipe ! Malheureusement, Arturito n’est pas le héros qu’il prétend être. Il lui arrive trop souvent de déléguer les tâches, avant de tirer toute la gloire sur lui. Il peut même mentir pour préserver sa vie, encore qu’il ne soit pas exempt de courage, à force de tenir tête aux différents membres de la bande. En fait, Arturito incarne tellement la mesquinerie présente en chacun de nous qu’il est détesté par un nombre considérable de téléspectateurs.

C’en est au point où l’acteur a plusieurs fois été menacé de mort… Je trouve effroyable que, au XXIème siècle, les gens ne soient toujours pas capables de dissocier l’acteur du personnage. Je trouve inquiétant qu’on soit capable de menacer un être humain, simplement parce que son rôle nous a déplu. Arturito est désagréable, mais ce n’est pas le personnage le plus monstrueux de la série, (du moins dans les deux premières parties).

Hélas, Arturito commet l’intolérable en se montrant trop zélé à l’égard de Monica, puis en commençant à proposer des tranquillisants, aux otages démunies. Il parvient même à abuser de l’une d’elle. Ce viol semble jaillir de nulle part, mais si on y réfléchit bien, il intervient de manière habile. Les otages sont condamnés à attendre des jours, sans rien faire, et l’un d’eux a fini par sévir. Le viol commis par Arturito brise le cliché qui incite à croire qu’un viol se passe nécessairement la nuit, dans la rue, avec un inconnu. Ou qu’il ne s’agit d’un viol que s’il y a pénétration. Or, ces clichés sont encore bien ancrés dans les mentalités. Un viol peut survenir n’importe où, n’importe quand, et avec une personne à laquelle on ne s’attendait pas. Cette scène a naturellement été influencée par le mouvement Me Too, survenu en 2017. Arturito n’hésite pas à décrédibiliser et à traiter de menteuse la femme qui l’accuse de l’avoir violée. C’est heureux que la vérité éclate et qu’il soit jugé par Manille.

Introduction

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Bilan

13 réflexions au sujet de « Dossier #1 : La Casa de Papel »

  1. Ton article m’en aura beaucoup appris sur la série, que ce soit le nom prévu de base, le fait que tous les personnages auraient dû être mourants (une excellente idée, soulignée par le générique qui prend tout son sens !) ou encore des détails comme les noms de planètes. C’est fascinant de voir les idées de départ avec ce que la série est devenue. Certes, c’est une série qui accumule incohérences ou choses trop grosses pour être crédibles, mais ça fait aussi partie de son charme, de son excentricité. Autant que son coeur, qui correspond aux personnages. On s’attache à eux bien plus que dans d’autres séries, et tu as bien raison de faire ton hors-série (nom bien trouvé pour ce nouveau format !) en passant par leur regard.

    Tu analyses finement les utilités du masque de Dali, des couleurs et de l’hymen de la série. Ils font bien partie de son identité propre tout en s’étant ensuite fait approprier par les fans ou par des mouvements populaires, comme avec le masque de V pour Vendetta avant lui. C’est une façon de montrer à quel point la fiction peut être particulièrement puissante jusqu’à inspirer la réalité. Les passages de Josepha Rouxel y apportent un éclairage supplémentaire riche sur le choix de Dali, merci !

    Tu m’apprends aussi beaucoup de choses sur les personnages, notamment Tokyo avec l’inspiration de Mathilda Lando, ou argument supplémentaire avec son caractère très fort, à ce qu’elle soit la narratrice. Il est vrai qu’elle a beaucoup de coeur qui contribue à équilibrer la série. J’aime beaucoup la comparaison du professeur avec Don Quichotte et son acolyte Sancho/Marseille, que je n’avais pas vraiment remarquée. Mais c’est vrai que le prof a le don de se retrouver dans les pires situations absurdes, pour un personnage extrêmement réservé. C’est d’ailleurs un plaisir (comme pour Berlin ou Palerme) de voir ce type de protagoniste avec une place aussi importante dans une série. Ça permet à bien des gens discrets de s’identifier à lui et ça change. Et le clin d’oeil avec les lunettes, pour Superman… Je ne suis pas spécialement fan de Rachel, mais elle est aussi un beau portrait de personnage complexe, qui évolue avec justesse. Quant à Alicia, elle a beau se rattraper un peu vers la fin, je la trouve toujours aussi détestable, haha. Même si elle a subi des choses difficiles, je la trouve terriblement insensible, égocentrique et vulgaire, ce qui n’aide pas à l’apprécier. J’ignorais totalement que c’était elle qui interprétait le générique de la dernière partie, cela a un côté très glaçant et désabusé, de mauvais augure pour la suite.

    Tu abordes bien les personnages controversés. Je suis toujours étonnée de cet aspect chaman qui fait partie du personnage, même si cela explique plusieurs de ses comportements. On peut aussi supposer qu’il a espéré que ce genre de connexion mystique l’aide à comprendre les autres… Il est en tout cas l’un des personnages les plus ambigus de toute la série. Et sa rédemption conclut l’arc du personnage en beauté, même si on le redécouvre ensuite avec plaisir dans les flash-back, toujours aussi ambigu, un peu plus humain, moins sinistre en un sens… et qui fend un peu le coeur avec sa dernière scène, avec Palerme, qui est aussi magnifique que triste. La similarité de ce dernier avec le Gouverneur est frappante, d’ailleurs. Deux hommes qui sont assez détruits intérieurement et prêts à tout pour que ça aille dans leur sens, quitte à semer le chaos et la mort. Heureusement que le retournement qu’il subit avec Nairobi commence à le rendre sympathique, et plus humain, là aussi. La série a l’art de retourner les personnages pour mieux les faire découvrir.

    La présence de Manille est brève, mais bien exploitée, même si elle ne fait pas énormément avancer l’intrigue. Les créateurs ont réussi à faire passer bien des messages par les femmes, féministes ou LGBT, et c’est vraiment plaisant, d’autant que l’Espagne est effectivement en avance sur ces points sociétaux, notamment par rapport à la France. Je ne me rappelais pas que la scène des regards entre Nairobi, Moscou, Berlin et Oslo avait déjà été utilisée auparavant, mais elle est déchirante. Bogota sera peut-être encore plus développé par la suite, comme Marseille a commencé à l’être, mais je n’ai pas beaucoup d’affection pour lui. Sa relation avec Nairobi était en effet un peu artificielle, mais tu décris très bien son évolution.

    C’est au moment du Bella Ciao de Moscou que j’ai vraiment commencé à apprécier la série. Comme tu le dis bien, c’est là qu’on sent l’unité de la bande, qu’on sent leur coeur et leur complicité. Le début d’une famille qui perdure. Moscou manque, décidément. Un Davos dans l’âme ! Stockholm est aussi un des personnages qui a l’une des plus belles évolutions et qui grandit le plus, acquérant maturité et assurance. Elle apporte âme et coeur à l’équipe également. Et je partage entièrement ta vision d’Arturito en miroir de la mesquinerie de chacun. On ne déteste pas les personnages sans raison. Et tu as décrit avec richesse chacun des protagonistes de la série, qu’on les aime ou qu’on les déteste, mais ils sont surtout très humains.

    Je ne peux que te féliciter encore pour ce superbe article, riche et passionnant à tous égards. J’en ai appris pas mal, et je suis toujours contente de lire d’aussi intelligentes analystes des personnages, de ce qu’ils représentent ou des enjeux qu’ils portent avec eux. Aucun doute sur ton amour de la série !

    Et un bravo à Mystic Falco pour ces superbes miniatures qui accompagnent le texte ! C’est très bien trouvé, et beau simplement.

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis contente que le dossier soit effectivement instructif. Je tenais à rappeler que le but premier de la série n’est pas la vraisemblance, même s’il y a quand même certains efforts de faits. Le problème est que la surenchère rend ces incohérences de plus en plus visibles, et que ça déchaîne de plus en plus les passions. Enfin, plus une série avance et est populaire, plus ça devient facile de taper dessus. Oui, la série est forte car elle s’inspire d’un mouvement, avant d’en créer un elle-même, même s’il est plus pop culturel qu’autre chose. Quant aux personnages, on les aime ou non, mais je tenais à souligner qu’ils ont tous une fonction bien précise. J’ai aussi entendu dire que l’Argentine avait la réputation d’être sexiste, ce qui expliquerait le comportement de Palerme. Il est peut-être plus utile de montrer des hommes sexistes remis à leur place, plutôt que de faire comme s’ils n’existaient pas. En tout cas, merci pour ton retour !

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  2. Super article, c’est complet! Voila un article qui en vaut 5/6 en quantité et qualité!
    La mallette de Marcellus Wallace aha? J’avoue que le nom des villes est plus intéressant que celui des planètes, rien que pour le surnom Stockholm!

    1) Je te rejoins pour Tokyo, ses folies m’exaspèrent mais sans ce personnage explosif, il manquerait clairement un truc! Est-ce que Rio et elle se remettront ensemble? Un vrai mystère!

    2) Bien vu pour Don Quichotte et le Professeur! Marseille est un sacré écuyer! Le plan des moulins, je l’avais pas vu! Tu penses que Bogota l’a tué? Je pense qu’il est prisonnier (mais s’est mangé une bonne raclée, non?)
    Après je ne vois pas d’interet à le garder en effet!
    Belle évolution de Lisbonne, surtout le doute, c’est pas simple de faire face à ses anciens collègues!

    3) Palerme imite Berlin comme un romantique transi! Je ne sais pas si tu connais le jeu Baten Kaitos mais l’Empereur Geldoblame devient la pale imitation d’un homme qu’il aimait dans Baten Kaitos Origin! Y’a vraiment un excellent parallèle vidéoludique!
    Penses-tu que Berlin aurait pu être différent s’il n’était pas « au bord de la mort »?

    4) Bogota est vraiment une bonne découverte pour moi! Je me demande comment il va faire le deuil et comment il va évoluer!

    5) Arturito montre aussi que les otages ne sont pas forcément innocents (ou que les violeurs ne viennent pas forcément des menaces que l’on pense)! Après côté acteur, tu devrais voir celui qui jouait Joffrey dans Game of Thrones, il a subi de très nombreuses menaces! Alors que l’on devrait remercier ces acteurs qui créent tant d’émotions!

    Beau boulot encore une fois!

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    1. Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de lire et de commenter un article aussi long. Je suis assez d’accord avec toi, les noms de villes sont plus aguicheurs. Et je t’avoue que je ne m’intéresse pas trop au couple Tokyo/Rio, ahah. J’aurais l’impression que Rio régresse s’il se remet avec elle. Toutefois, on peut espérer que Tokyo gagne en maturité et qu’ils trouvent un équilibre. Je me suis permis d’éditer la phrase de mon dossier qui parle du sort de Gandia. C’est vrai que c’est assez incertain. Je pensais qu’il était mort car plusieurs personnes ont parlé de l’éliminer, comme le Prof et Bogota. Mais c’est vrai que ce n’est pas « montré ». Je suis heureuse de rencontrer quelqu’un qui comprend à ce point Palerme, et d’ailleurs, merci pour la comparaison. Je pense que Berlin a toujours eu ce caractère qui le mène vers les extrémités de mal ou de bien. Toutefois, être mourant rend ces extrémités encore plus énormes. Serait-il aussi impitoyable sans cela ? Ce serait-il sacrifié s’il était en bonne santé ? C’est difficile à dire. Peut-être ne peut-il pas envisager de rester avec Palerme parce qu’il sait qu’il n’y a aucun avenir, d’ailleurs. Oui, c’est vrai que certains acteurs de GOT ont également été harcelés… Encore merci !!!

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  3. Eh bien eh bien… Si nous ne sommes pas là sur un article aussi grandiose, qu’il est complet, je ne sais pas ce que l’on a !
    Tu as su, avec brio, analyser tous ces personnages, tout en incluant tes avis personnels au sujet de ces personnages. Rajoute à ça, que tu nous apprend des tas de choses sur la série… Jamais on ne pourra faire un article aussi complet que le tiens, ça c’est clair.

    Il est très rare que j’ai envie de me refaire une série, rien qu’en lisant un article sur celle-ci, mais là, je dois l’avouer, tu fais fort. Toutes tes analyses sont écrit avec une justesse assez dingue, sans oublier le cheminement logique que tu as donné à la construction de cette article.

    En deux mots ;
    ¡ Felicidades Hermana !

    Aimé par 1 personne

  4. Ça c’est du travail de titan ! Ne me dit pas que tu l’as abattu en seulement une semaine quand même ? Ce serait inhumain !

    Forcément, il y aurait beaucoup de choses sur lesquelles rebondir (preuve aussi que tu as bien fait ton job !) mais je note particulièrement ta comparaison à Don Quichotte. J’avais noté la référence, mais sans chercher à l’analyser, et j’avoue que j’aime beaucoup ce que tu en déduis. Pour être honnête, la croisade révolutionnaire du Professeur et du reste de l’équipe me semble être problématique. On en parle depuis la première saison, mais sans jamais vraiment développer contre et pour quoi ils se battent vraiment. J’ai vraiment le sentiment que c’est utilisé comme un prétexte, autant pour les personnages que pour les spectateurs, histoire de les dépeindre comme des bons gars. Forcément, je ne m’attends pas à ce qu’une telle série soit politique, mais quand on entame un discours, c’est toujours dommage de voir que ça ne va pas plus loin que la surface. Du coup je suis content de voir que les auteurs eux-mêmes aient l’air conscient de cet état de fait, même s’ils ne le disent qu’implicitement !

    Aimé par 1 personne

    1. Et si, je l’ai abattu en très peu de temps ! (Plus si je compte le rewatch de la série, avec prises de notes comprises). Mais c’est vrai que ce furent quelques jours intensifs en terme de planification et de rédaction, ahah. Après, mon analyse de la référence à Don Quichotte reste une interprétation dont on est partisan ou non ! J’ai beau adorer la série, je suis pleinement consciente de ses défauts et l’aspect politique en fait partie. La partie 4 en particulier, veut aborder de nombreuses luttes à la fois, au risque de seulement les effleurer. Il est vrai qu’il est rassurant que les auteurs aient conscience du caractère idéaliste et peu fiable du Professeur, mais l’admettre, sans chercher à rectifier ne serait-ce qu’un peu le problème, peut aussi être problématique ahah. Mais bon, même si je suis la première à dire que LCDP a beaucoup plus de profondeurs qu’on veut l’admettre (comme en témoigne ce dossier), la série reste plus là pour nous divertir que pour être crédible ou politique.

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