Héros et Romances LGBT dans les Jeux Vidéo

Miniature réalisée par Mystic Falco, avec des fan arts de Hija Jiyangi pour Krem, Mella pour Link et Znodden pour Chloe.

Il était inconcevable de ne pas ouvrir ce mois de juin ; que dis-je ? ce mois de la fierté ; par un article consacré à la communauté LGBT+. Pour ce faire, j’ai envie de proposer un panorama et une réflexion sur la représentation des personnages LGBT+, dans les jeux vidéo. Tu t’es peut-être déjà demandé si cette représentation existait depuis longtemps, et de quelle manière. Au fil des années, quel place a un personnage homosexuel, voire transgenre, dans l’histoire dans laquelle il prend vie ? Cela a-t-il un impact sur la narration, et soyons fous, sur le gameplay, ou n’est-ce qu’un artifice ? Comment se construisent ces relations amoureuses ? Il y a beaucoup de questions qu’on pourrait se poser au sujet de la représentation, qui n’est pas aussi omniprésente que certains détracteurs se plaisent à l’affirmer. Qui plus est, cet article pourrait peut-être te donner des idées de jeux à faire !

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Petit rappel historique

D’après toi, de quand date le premier jeu vidéo mettant en scène un personnage gay ? Il date tout de même de 1986 ! Moonmist est une fiction interactive développée par Infocom. Le joueur y incarnait un détective enquêtant sur un château prétendu hanté. Au fil des dialogues, Vivienne Pentreath pouvait révéler qu’elle avait une petite amie.

Malheureusement, représenter la communauté LGBT+ n’était pas simple, dans les années 80. La rumeur prétend que Nintendo aurait demandé à Enix de retirer un bar gay de Dragon Quest III, afin de pouvoir le sortir aux États-Unis.

D’une certaine façon, Nintendo s’est rattrapé ailleurs. On peut considérer que le premier personnage iconique est – tiens-toi bien – Birdo, apparu pour la première fois dans Super Mario Bros 2, en 88. Birdo ressemble à Yoshi, à s’y méprendre, si ce n’est qu’elle est rose et porte un nœud sur la tête. A l’époque, les jeux étaient tous accompagnés d’un manuel. Celui de Super Mario Bros 2 indiquait que Birdo est « un garçon qui se prend pour une fille, et qui préfère qu’on l’appelle Birdetta. » Notons que des doubleurs comme des doubleuses ont prêté leur voix à Birdo.

On pourrait faire un bond de quelques années pour arriver en 1992 (une année merveilleuse, pour ceux qui me connaissent). Final Fantasy V sort. Si tu aimes la saga, tu as deviné que je voulais parler de Faris. Lorsqu’on rencontre Faris, celle-ci est capitaine d’un bateau pirate et ses hommes eux-mêmes ignorent qu’elle est une femme.

Les jeux de combat possèdent un large éventail de personnages. C’est notamment le cas de Bloody Roar, qui, en 1997, met en scène Hans. Tous les combattants du jeu ont la possibilité de se transformer en une créature humanoïde. En dépit d’une apparence très féminine, Hans est un guerrier sans scrupule, capable de se métamorphoser en renard. Certains supposent même que Hans est une femme trans.

S’il a fallu attendre 2001 afin que le mariage pour tous soit légalisé aux Pays Bas, le premier mariage gay est possible dès 1998, dans Fallout 2.

Tout n’est pas rose, pour autant, en dépit de la couleur de la chevelure de Poison. Cette combattante est apparue dans Final Fight, en 89, mais aussi dans la licence Street Fighter. Les éditeurs, frileux à l’idée de pousser le joueur à frapper une femme, ont décidé de faire de Poison une femme transgenre. Une logique vraiment imparable !

Le but n’est pas de conter de manière exhaustive la représentation des personnages LGBT+, dans les jeux vidéo. Je souhaitais poser le cadre et le contexte avant de me concentrer sur ma perception des figures croisées au fil de mes propres expériences vidéoludiques. En ce sens, la réflexion qui suit est subjective et non exhaustive.

Quelques protagonistes iconiques

The Last of Us & Life is Strange

Depuis quelques années, certains jeux proposent d’incarner un ou une protagoniste explicitement gay. C’est le cas de The Last of Us (2013). S’il est rare d’incarner Ellie, dans le jeu de base, où sa sexualité n’est pas vraiment abordée, le DLC Left Behind permet de découvrir que Riley est plus qu’une simple amie. Le centre commercial est le théâtre de la complicité entre les deux adolescentes, qui dansent ensemble avant de s’embrasser. Cette relation n’est pas anecdotique et même fondatrice pour Ellie, laquelle sera profondément marquée par la perte de Riley. Le joueur est d’autant plus concerné que le gameplay est au service de cette relation. Quand Ellie n’échappe pas aux claqueurs, elle s’adonne à plusieurs activités avec Riley, comme un tour de carrousel ou une bataille de pistolets à eau.

Il est plus délicat d’aborder la saga Life is Strange (2015), dans la mesure où ces jeux proposent des choix alternatifs. Max peut être amenée à embrasser Warren, mais il faudrait être aveugle pour nier combien sa relation avec Chloe est particulière. Le dénouement amène à choisir entre sauver Arcadia Bay ou Chloe. Max ne serait pas confrontée à un tel dilemme pour n’importe qui. D’autre part, Chloe, dotée d’un look ouvertement queer, était amoureuse de Rachel Amber. Cette relation est détaillée dans Before the Storm. Dans Life is Strange 2, Sean a la possibilité de sortir avec Finn ou Cassidy. Ces choix n’ont généralement pas d’impact sur la trame principale de l’histoire. Ils débloquent toutefois des dialogues voire des scènes entières dans lesquels le joueur ou la joueuse peut se reconnaître.

Les Sims & Dragon Quest XI

En terme de représentation, il serait difficile de ne pas mentionner Les Sims, une simulation de vie apparue en 99. Les libertés dont dispose le joueur ont grandement évolué au fil des années et des épisodes. C’est à partir du deuxième opus que le mariage gay est autorisé. Aujourd’hui, dans Les Sims 4, les foyers peuvent accueillir des couples homosexuels ou des familles homoparentales. Une mise à jour a même déconstruit la notion de genre dans le jeu, rendant la création de personnage très libre, tant au niveau de la morphologie du Sim, que de sa voix ou de ce qu’il préfère porter.

Le personnage secondaire (mais jouable) le plus flamboyant est – sans hésitation – Sylvando, dans Dragon Quest XI (2017). Il est difficile de coller une étiquette à Sylvando. Il est très différent des autres chevaliers dans la mesure où il est maniéré et endosse parfois des tenues très féminines. Sylvando est très exubérant mais la caricature est si bienveillante qu’elle est à la fois drôle et positive. Le passage ressemblant, à s’y méprendre, à la gay pride, est une scène d’anthologie. Qui plus est, Sylvando est un des membres les plus talentueux de l’équipe. Sa sexualité et son genre ne sont jamais évoqués de manière explicite. A priori, Sylvando est en froid avec son père car il a choisi de rejoindre le cirque, plutôt que de rester un chevalier honorable. En version originale, Sylvando se genre au féminin et se fait appeler Sylvia. Il est regrettable (voire problématique) qu’il y ait de telles pertes dans les traductions.

Final Fantasy VII & Breath of the Wild

Enfin, certains personnages très iconiques des jeux vidéo sont amenés à se travestir. C’est le cas de Cloud dans Final Fantasy VII (1997) (et son Remake (2020)) ou de Link, dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild (2017). Dans le jeu original, mécontent de pouvoir sortir avec Barret, au Gold Saucer, Cloud doit se travestir afin d’approcher Don Corneo. C’est un criminel de Wall Market n’acceptant que les jeunes femmes dans sa tanière, et ce, à des fins peu louables. J’ai beaucoup aimé la mise à jour de Wall Market, dans le Remake. Le quartier des désirs porte bien son nom. Il est perceptible qu’il est assez libéré, en terme de sexualité et d’expression de genre. En dépit d’une carrure et d’une voix masculines, Juju, un PNJ, possède une allure très féminine. S’il souhaite être relooké, Cloud doit d’abord danser avec Andrea, un homme qui ne masque guère son attirance envers Cloud. « La véritable beauté vient du fond du cœur. Écoute, Cloud. Être un homme ou une femme n’a aucune importance. Abandonne tes craintes, et avance, » déclare-t-il, avant de le quitter. Dans Breath of the Wild, Link doit se travestir afin d’accéder à Gerudo, une citée réservée aux femmes. Cette tenue est très utile dans le désert, puisqu’elle possède un bonus de set anti-chaleur.

A Normal Lost Phone aborde le thème de la transidentité.

Quel avenir pour les héros LGBT+ ?

A première vue, le jeu vidéo semble être un média encourageant dans la représentation des genres ou de la sexualité. On peut toutefois relativiser. Ma liste n’est pas exhaustive mais seulement une poignée de jeux permettent d’incarner un héros ou une héroïne appartenant explicitement à la communauté LGBT+.

Ellie est iconique, mais sa sexualité n’est mise en avant que dans le DLC. (Le jeu de base se contente d’allusions, certes subtiles et très justes, à la relation entre Bill et Frank.) Life is Strange a un sous-texte homo-romantique mais la notion de choix permet de gommer la force de la relation entre Max et Chloe. Les Sims eux-mêmes n’imposent rien. Ce n’est pas un mal, chacun étant libre de jouer à sa manière. Malgré tout, cette simple notion de choix, pourtant fondamentale, pose problème à certains joueurs.

A mon sens, l’industrie du jeu vidéo a fait des progrès, qui continuent encore aujourd’hui, avec des jeux parfois très originaux. A Normal Lost Phone (2017) est un cas particulier dans le mesure où il invite le joueur à se mettre à la place d’un personnage transgenre, sans pour autant l’incarner. Il est conseillé d’y jouer sur mobile, puisque le jeu consiste à fouiller un téléphone perdu, afin de retrouver l’identité de son propriétaire. A Normal Lost Phone t’invite alors à plonger dans les doutes et les inquiétudes d’une personne transgenre, avec une grande humanité.

Je reste convaincue qu’il reste beaucoup à accomplir dans la pop culture et particulièrement dans les jeux vidéo. C’est pourquoi j’attends beaucoup des sorties à venir, comme The Last of Us 2, Cyberpunk 2077 ou encore Tell Me Why, qui promet d’incarner le premier héros transgenre.

Le traitement des romances

De nombreux jeux vidéo mettent en scène l’homosexualité ou la transidentité, par le biais d’un personnage ou d’un choix secondaire. Ces jeux sont plus timides en terme de représentation, cependant leur existence est d’utilité publique. Il est important – que dis-je ? essentiel – de rappeler qu’une communauté, qu’elle qu’elle soit, existe.

Certains jeux permettent de se mettre en couple avec un personnage secondaire, indépendamment de son genre. C’est le cas de Skyrim (2011) ou de Fallout 4 (2015). J’ai déjà mentionné cette licence plus haut, mais il s’agit du seul opus auquel j’ai eu l’occasion de jouer.

Dans TWD, Clémentine peut sortir avec Violet.

Le choix du partenaire est-il toujours nécessaire ?

L’ultime saison de The Walking Dead (2018), permet de choisir si Clémentine restera seule, se mettra en couple avec Louis ou encore avec Violet. J’aurais pu ranger cet opus aux côtés de Life is Strange si le choix n’avait pas semblé aussi artificiel. Cette saison clôture la saga de façon magnifique. Elle n’en laisse pas moins le sentiment que ce choix n’est destiné qu’à donner l’illusion au joueur que plusieurs scenarii sont possibles, ou alors à séduire un public plus important. Je m’explique. En terme de psychologie de personnage, Clementine n’a besoin à aucun moment de se mettre en couple. Certes, elle devient une femme, mais c’est la relation sororale et presque maternelle qu’elle entretient avec A. J, qui est au cœur de l’intrigue. Clementine est si indépendante que la perspective de la mettre en couple est peu convaincante. Du moins cela aurait-il été plus intéressant s’il avait existé plus d’alchimie entre les adolescents. Or, le jeu est court et ne peut pas s’éparpiller. C’est pourquoi ce choix n’a strictement aucun impact sur l’histoire, le message véhiculé, ou encore le gameplay. Ce n’est pas une mauvaise idée, pour autant, mais certaines représentations sont mieux intégrées et menées que d’autres.

Le système relationnel des jeux BioWare

A l’inverse, je suis assez fan du système relationnel mis en place dans plusieurs jeux BioWare. Je pense particulièrement à Star Wars : Knights of the Old Republic (2003) et Dragon Age : Inquisition (2014). (Je ne mentionne pas la trilogie Mass Effect car je n’ai pas encore eu la chance d’y jouer.) Dans KOTOR, il faut entreprendre une série de bons choix pour espérer être en couple avec Juhani, une Cathar. Celle-ci est un jedi noir qu’il faut épargner, afin qu’elle puisse rejoindre l’équipe. La relation avec les personnages de l’équipe dépend du nombre de fois où tu leur parles, mais aussi de ton appartenance au côté obscur ou lumineux de la Force, surtout à la fin du jeu. Juhani étant lesbienne, il faut avoir choisi d’incarner une femme pour se rapprocher d’elle.

Ce système est perfectionné dans Dragon Age : Inquisition. Au contraire de Skyrim, où tous les PNJS sont mariables, indépendamment de leur espèce ou de leur genre, les romances de Dragon Age : Inquisition sont très détaillées. Plusieurs personnages sont hétérosexuels. Tu n’auras ainsi pas accès aux mêmes relations, si tu as choisi d’incarner un homme ou une femme. Certains camarades sont bisexuels, comme Joséphine ou Iron Bull. Dorian et Sera sont homosexuels. D’autres ne peuvent se mettre en couple qu’avec un humain ou un elfe. Dans tous les cas, construire une relation nécessite de discuter avec le personnage choisi et de compléter plusieurs quêtes annexes liées à son histoire. La narration et le gameplay rendent les relations assez naturelles.

En parlant de Dragon Age : Inquisition, je me dois de mentionner un PNJ, du nom de Krem. Ce guerrier est un ami d’Iron Bull. Il semble très robuste et viril, et pourtant, il a une voix féminine. Ce n’est qu’en discutant et en se rapprochant de lui qu’on comprend qu’il s’agit d’un homme transgenre. L’écriture de Krem est d’une rare justesse et intelligence. Aux yeux d’Iron Bull, Krem est ni plus ni moins un homme, et personne n’a à juger ce qui est « normal » ou non.

Detroit : Les Traci essaient de fuir l’Eden Club.

Un couple de PNJs significatif

Enfin, Detroit : Become Human (2018) met en scène un amour homosexuel triste mais de toute beauté. Les Traci sont des androïdes utilisés pour les relations sexuelles. Deux femmes Traci tentent de s’évader de l’Eden Club afin de vivre ensemble. Non seulement elles ont pris conscience qu’elles étaient vivantes, mais aussi qu’elles s’aimaient, et qu’une existence libre était envisageable ailleurs. Connor peut les laisser s’échapper ou encore les éliminer, car sa mission et de résoudre le problème des déviants. Le sous-texte du jeu devient alors très ambivalent. Il n’est plus seulement question des droits des androïdes, mais de l’humanité en général.

Leo apparait dans la licence Tekken.

Pour aller plus loin

Pour finir, certains jeux font des références assez discrètes à la communauté LGBT+. Je peux toutefois les souligner. Et non, je ne parlerai pas de Métamorph, qui n’a pas de genre, et est sans doute le parent de millions de Pokémon !

En 1999, Final Fantasy VIII mettait en scène une antagoniste ambiguë : Adel. La sorcière est genrée différemment, dépendamment des dialogues. Son corps paraît très musculeux et viril. La rumeur prétend qu’Adel est un personnage intersexe mais il est difficile de le prouver.

Dans la saga Ace Attorney, débutée en 2001, l’avocat Phoenix Wright rencontre des personnages hauts en couleur. C’est le cas de Jean Armstrong (en anglais), un cuisinier très maniéré qui se genre au féminin.

En 2008, Tekken 6 insère Leo, un personnage ressemblant, à s’y méprendre, à un jeune homme. Pourtant, Leo est une femme.

Rendons nous en Pologne, avec The Witcher III, sorti en 2015. C’est très bref, mais Ciri a la possibilité de répondre qu’elle préfère les femmes, lorsqu’on l’incarne.

En 2017, dans Horizon Zero Dawn, lors d’une quête annexe, Aloy peut venir en aide à un homme gay : Brageld.

En 2018, c’est une femme transgenre (Michiru) qui tient un bar dans Judgment. Ce PNJ fait référence aux Yakuza.

Pour finir, je pourrais citer Assassin’s Creed Odyssey (2018). Le jeu te permet d’avoir des relations intimes avec des femmes et des hommes, que tu incarnes Kassandra ou Alexios. L’intention aurait pu sembler louable si cela ne s’apparentait pas à de la paresse technique. On ne peut toutefois pas en tenir rigueur à la saga, qui a plusieurs fois intégré des personnages LGBT+.

Il y a sans doute beaucoup de personnages et de jeux que je n’ai pas cités, d’autant que je ne me suis guère aventurée sur la scène indépendante. Cette liste mentionne plusieurs jeux vidéo auxquels je n’ai pas forcément joués, tels :

Phantasmagoria 2 (1996) mettant en scène le premier protagoniste bisexuel ; Metal Gear Solid introduisant quelques personnages LGBT+ à partir de 2001 ; Grand Theft Auto insérant Trevor Philips qui est bi ; Gone Home (2013) ; ou encore Overwatch (2013) où Tracer est lesbienne,…

Et toi, quels personnages appartenant à la communauté LGBT+ t’ont marqué(e) dans les jeux vidéo ?

21 réflexions au sujet de « Héros et Romances LGBT dans les Jeux Vidéo »

  1. Hello et merci pour cet article. Dans Life is Strange, Rachel est aussi un personnage avec une sexualité ambigüe… cette ouverture d’esprit et liberté de création commence (enfin) à être acceptée. Il me tarde de jouer à Tell me why, le prochain DONTNOD. A très vite 😉

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  2. Super article très intéressant. Je découvre grâce à toi que Birdo n’est pas juste une déclinaison rose de Yoshi. Pour Juhani, en lisant ton texte ça m’a paru évident alors que je n’ai joué qu’un homme dans KOTOR donc en lui parlant, sa sexualité doit être évoquée ou fortement suggérée à un moment.

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire ! Oh, je suis ravie d’apprendre que tu as joué à KOTOR. Il est vrai que je jouais aussi un homme dans chacun de mes runs, (et je terminais infailliblement dans le côté obscur x) ), mais je le savais aussi, donc Juhani doit mentionner sa relation avec une autre fille, à un moment.

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  3. Salut !

    Article très bon, je remarque que j’en connaissais pas mal de ces figures. C’est intéressant de voir aussi l’évolution : souvent en retrait, les personnages LGTB+ finissent par devenir les protagonistes principaux. D’ailleurs, sur ce plan-là, Gone Home m’avait bien surpris. Je n’ai pas joué non plus à Mass Effect mais Bioware sait travailler les relations amoureuses/amicales, j’ai pu le constater avec Dragon Age et dans Inquisition je crois que c’est la première fois que le studio osait autre chose que des personnages hétéro ou bi, en intégrant des personnages homosexuels. Avec Dorian ils vont même jusqu’à mentionner ces fameux programmes qui sont censés « soigner » les personnes LGTB+ (que ce soit en relation amoureuse ou amicale, Dorian est un excellent personnage)

    Il me semble aussi que dans The Witcher III l’une des sorcières (je n’ai plus son nom, désolé) est officiellement lesbienne.

    Moins connu, mais dans Indivisible, tu as une capitaine amoureuse d’une des membres de ton équipe. Ce qui donne des scènes cocasses où la capitaine, si fière d’elle, rougit comme une adolescente face à l’élue de son coeur.

    Et si jamais le thème de la transidentité t’interpelle, il en est fait mention dans Catherine : Full Body avec deux protagonistes que sont Eerina et Rin. Je n’en dis pas plus pour conserver la surprise, mais pas mal de questionnements autour du sujet de la transidentité sont abordés. Encore un jeu japonais, d’ailleurs. C’est toujours troublant de voir que ce thème est largement répandu dans les œuvres fictionnelles au Japon mais que la société a encore du mal avec le concept.

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    1. Hello ! Je te remercie d’avoir pris le temps de me lire et de commenter. Ça fait super plaisir ! Il est vrai que des héros appartenant explicitement à la communauté commencent à pointer le bout de leur nez, mais je me rends compte qu’il y en a moins que je me le figurais. Disons qu’il y a souvent la notion de choix. En tout cas, je reste assez optimiste pour l’avenir du jeu vidéo. Oh, je suis parfaitement d’accord pour Dorian. Je n’en ai pas beaucoup parlé dans l’article, mais j’ai fait (une ou deux fois) la relation avec lui, et c’est un excellent personnage. Et tu n’as pas tort pour le Japon. En tout cas, une fois encore merci pour ton commentaire, qui complète pas mal la liste des jeux de cet article !

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  4. Oh yeaaaaaah ! Enfin lu héhé ! Sylvando, oui mon frère qui a joué à DQXI m’en a parlé justement (il m’a vivement conseillée le jeu d’ailleurs).
    Hans il n’est que dans le premier BR non ? Je n’ai joué que au deuxième c’est pour ça que j’en ai aucun souvenirs de ce perso 😦 . Mais en allant me renseigner un peu, j’ai vu qu’il y avait une perso qui a une apparence pas mal masculine (la mère de Uriko le chat). Clad (oui je l’appelle comme ça ^^) travesti, franchement, il m’est pas du tout indifférente aha ! Et puis ce moment dans le remake, j’ai adoré ♥
    J’avais eu l’idée de faire un article de ce genre mais avec les FF car j’ai vu qu’il y avait pas mal de chose à en dire.

    Le perso LGBT+ qui m’a marquée dans les jeux vidéos ? oui je pense que ça serait Adel de FF8 je pense… c’est le premier perso qui m’est venue en tête

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    1. Ton frère est donc un homme sage ! Ahah, c’est drôle ça, j’avais aussi seulement le deuxième Bloody Roar sur PS1, et effectivement, Hans n’y figurait plus. Alors, de mémoire, Shina the Leopard avait un look intéressant mais c’était la fille de Gado. Je n’ai pas souvenir de la mère de Uriko ? C’était elle ou une autre ? Ahah, j’ai été convertie au mot « Cloud », mais c’est vrai qu’avant on disait Clad. Oh, mais je ne peux que t’encourager à parler de cette thématique dans les FF, ce serait très intéressant.

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      1. C’est vrai que j’ai de la chance d’avoir un frère qui se fout de comment peut-être les personnes 🙂
        Nan nan c’est bien de sa mère dont je parlais, son nom est Mitsuko et elle se transforme en sanglier. J’ai vu ça quand je voulais savoir un peu plus sur Hans =)
        Moi jamais je le serais mdrrr pour moi ça sera toujours Clad x)
        Je suis justement en train de mettre mes idées en place dans ma tête. En plus, j’ai une autre idée dans ce même thème mais rien à avoir avec les jeux vidéos mais plutôt sur une personnalité de l’Histoire

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  5. Ah, je me disais bien qu’une des premières icônes LGBT dans le jeu vidéo était Birdo, même si je n’avais jamais trop fouillé sur pourquoi exactement ! Le détail sur le personnage de Faris, capitaine pirate, est très sympa aussi. Ca l’est moins quand on voit les raisons de faire une femme transgenre pour Poison, cependant.
    Je pense que Riley et Ellie sont vraiment les premiers grands personnages mainstream LGBT (notamment avec le 2e opus à venir), même si Max et Chloe ont eu beaucoup de reconnaissance et d’affection, mais dans un jeu indépendant à la base. D’où le fait que certains râlent sur l’orientation d’Ellie, pour changer. Les Life is strange mettent ce côté bisexuel en avant de façon très naturelle, quant à eux. Les Sims se sont révélés assez avant-gardistes aussi, visiblement ! En ce qui concerne les traductions/localisations, tu as raison de souligner que certaines peuvent s’avérer problématiques, voire appartenir à une censure. Ça se voyait déjà bien dans certains romans de telle ou telle époque, ne serait-ce que Dorian Gray avec les sous-entendus homosexuels, pas disponibles dans la première version anglaise, et donc forcément, pas traduit en français.
    J’ai beaucoup aimé le passage du quartier des désirs et où Cloud se travestit. C’est très bien mis en scène sans soulever d’autre gêne que celle du pauvre Cloud, et encore. Mais la liberté du quartier des désirs est effectivement bien là. Je suppose que ça n’était pas pareil dans la version originale même s’il devait y avoir des choses ambiguës. (Bioshock Infinite évoque par le biais d’une affiche la liberté sexuelle également, mais c’est discret.) A normal lost phone est aussi une petite perle, de ce dont je me souviens. Il n’empêche qu’effectivement, il y a encore beaucoup, beaucoup à accomplir dns ce domaine, même si les sujets LGBT progressent doucement.
    Je trouve un peu ironique que dans KOTOR, on ait le choix de relations homosexuelles de manière claire, alors que les films Star Wars ont été très frileux à présenter des thématiques LGBT.
    Je me demande si le problème de Clementine de The Walking ne vient justement aussi du fait que parce qu’elle est devenue une jeune femme, on cherche absolument à lui faire avoir une romance. Comme si aucun personnage féminin ne pouvait exister dans une histoire sans vouloir être en couple. Quand on voit Aloy qui elle aussi, en terme de psychologie et de caractère sur l’instant, n’a pas besoin d’une romance, c’est le même principe. (D’ailleurs je crois qu’une PNJ flirte avec Aloy, ça m’avait fait sourire). Mais c’est un autre sujet, et je comprends pleinement pourquoi le choix de Clementine à se mettre en couple ou non paraît donc forcé et un peu artificiel.
    Tu sais que j’adore également le système de relations dans Dragon Age, ou l’écriture de Krem !
    Je crois que le côté androgyne d’Adel m’avait marquée étant enfant, mais je n’avais pas forcément cherché à savoir pourquoi.

    Les personnages LGBT+ qui m’ont le plus marquée sont sans doute Max et Chloe, et ceux de Dragon Age Inquisition, tellement c’est bien fait. Ellie aussi, pionnière dans un jeu AAA. J’ai aussi un vif souvenir du passage dans What remains of Edith Finch où le garçon qui travaille à la poissonnerie peut choisir d’être avec un garçon ou une fille. Et la façon dont la thématique est amenée dans Observer m’a beaucoup plu : le personnage-enquêteur qu’on joue interroge à un moment la survivante d’un couple de femmes, qui raconte s’être mariée avec sa copine. De plus, comme c’est un jeu cyberpunk situé en 2084, ils parlent du fait que les personnages transgenres sont totalement reconnues depuis 100 ans et que désormais ça paraît un scandale d’empêcher quelqu’un d’être comme il se ressent et qu’il a le droit d’user de la science, des opérations, des gènes, à son gré pour être heureux. Je trouve ça bien mis en place, spécialement pour un jeu dont le pays (la Pologne) n’est pas au top sur les droits de l’homme en ce moment. La SF est idéale pour aborder ce genre de thématique, de toute façon.

    Je l’ai déjà dit, mais ton article est tout simplement super et très plaisant à lire, ainsi qu’enrichissant. Merci pour cette traversée LGBT au sein des jeux vidéos !

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    1. Hello, et merci pour ton commentaire ! Dans l’ensemble, je suis assez d’accord avec toi. Je pense qu’on peut difficilement comparer KOTOR aux Star Wars, surtout actuels. Il s’agissait de RPGs sur PC et ça n’avait rien à voir avec Disney. D’ailleurs, il y a eu des histoires de droits, c’est pourquoi on ne pouvait plus espérer de jeux BioWare estampillés Star Wars, et qu’ils se sont lancés dans Mass Effect. A vrai dire, les relations amoureuses ne m’intéressent guère dans Star Wars, au cinéma, dont je n’attendais pas particulièrement de perso LGBT, mais il est vrai que le fameux baiser du dernier opus est à double tranchant. Je ne pense pas que la romance imposée (quoique, il y a le choix) à Clémentine soit du sexisme dans la mesure où j’ai eu le même sentiment dans Life is Strange 2. Le protagoniste est un garçon met peut entrer en couple avec différentes personnes. Cela fait plutôt partie de l’adolescence et surtout ça donne une illusion de choix supplémentaire dans des jeux qui ont quand même des embranchements largement plus modestes qu’un Detroit : Become Human. Encore merci pour le compliment et pour avoir apporté ta pierre à l’édifice.

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      1. Oui, je suppose pour Star Wars, c’était pas du tout les mêmes créateurs à l’époque, ni le même contexte… Après j’avais cru comprendre que Poe et Finn auraient dû avoir une relation aussi. Mais on ne va pas réécrire les SW.
        Oui après les choix présentés dans The walking dead ou Life is strange sont quand même plus arrangés, mieux écrits que dans d’autres jeux où ça fait vraiment forcé, même si l’écriture peut parfois défaillir un peu.

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        1. Pour Poe et Finn, c’était juste une idée et envie des acteurs non ? N’ayant vu aucune alchimie entre les deux persos, ça ne me gêne pas que les scénaristes n’aient pas repris l’idée. Par contre, une petite pensée pour Pedro Alonso et Rodrigo de la Serna qui ont vraiment apporté quelque chose au « couple » de leurs personnages, dans LCDP. Mais une fois encore , c’est pas le même contexte, par le même média, et l’un des personnages était bel et bien gay, dès le départ.

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  6. Article très intéressant, comme toujours ! Je n’ai malheureusement pas grand-chose de pertinent à ajouter sur le sujet. Je te rejoins assez sur la faiblesse des relations de Clementine dans la saison 4 de The Walking Dead, qui sont aussi inutiles que mal amenées. C’est d’autant plus maladroit qu’on sent clairement que les développeurs ont cherché à mettre en avant la relation avec Violet, comme s’il fallait cocher une case. Avec du recul, on pourrait penser la même chose de la relation Max/Chloé dans Life is Strange, même si Dontnod s’en sort largement mieux grâce à une écriture beaucoup plus fluide et convaincante. Grâce à ça, qu’elles soient de simples meilleures amies ou plus que ça sont deux possibilités tout aussi viables, et il ne reste plus qu’au joueur de décider ce qu’il préfère.

    Petit détail par contre, un spoiler alert en début d’article n’aurait pas été de trop. N’ayant pas fait Life is Strange 2 et ne sachant pas du tout quelles thématiques sont abordées dans le jeu, j’ai failli me faire spoiler. Heureusement, je me suis arrêté avant de lire le nom des personnages concernés.

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    1. Hey, merci d’avoir pris le temps de lire et commenter cet article ! Alors, cet article m’a amenée à un peu débattre du cas Life is Strange. On peut considérer que cette notion de choix rend les relations et les sexualités des personnages assez nuancées, d’autant que Max est une adolescente qui cherche à se connaître. De plus, son amitié avec Chloe est forte, ce qui ne gâte pas le climax final. Néanmoins, je reste sur mes positions et suis pas mal d’accord avec toi. A mes yeux, il est difficile de savoir si c’est une réelle volonté du studio de laisser cette liberté total au joueur, ou si ils ont été frileux à l’idée d’imposer une relation lesbienne. (Imposer quoique ce soit dans un jeu de ce genre serait problématique, je te l’accorde). J’adore Life is Strange et j’aime beaucoup ces personnages, mais j’ai été interpellée par le fait d’avoir peu d’exemples de relations explicites dans cet article. Max et Chloe font partie des protagonistes LGBT les plus iconiques du jeu vidéo, et pourtant, certains joueurs ont pu ne rien voir à ce sujet. Ça a un côté un peu problématique, selon moi.

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