Le blog a ouvert plus tard, cette année, et ce, pour de bonnes raisons. Si je vous ai proposé l’analyse de Little Nightmares 3, j’ai eu l’occasion de jouer à d’autres titres, depuis la rentrée scolaire. Je vous propose de revenir dessus, en expliquant pourquoi ils m’ont déçue ou marquée. Je les aborderai donc dans un ordre croissant de préférence. A travers ces six jeux, j’ai eu l’occasion de plonger dans différents genres, et même différents supports. Qui sait ? Cela pourrait peut-être vous donner des idées de dernière minute à glisser sous le sapin.
Alone in the Dark

Vous connaissez mon amour pour les jeux d’horreur… Aussi étais-je curieuse de découvrir le remake d’un des pionniers du survival horror. Alone in the Dark (1992) serait après tout une des sources d’inspiration de Resident Evil ! Le jeu de 2024, développé par Pieces Interactive, permet d’incarner le détective Carnby (D. Harbour) ou Emily Hartwood (J. Comer), afin d’enquêter sur la disparition de l’oncle de cette dernière. L’intrigue se déroule en Louisiane, dans le manoir Derceto, au beau milieu des années 30. L’édifice se révèle intrigant mais dangereux, surtout lorsqu’il plonge dans une réalité alternative, peuplée de créatures monstrueuses. Côté gameplay, des allers et retours seront de rigueur, dans le manoir, afin d’en percer tous les secrets. Il faudra chercher des clés et résoudre des énigmes, tout en veillant bien sûr à rester en vie. Sans surprise, le gameplay, si proche de Resident Evil, m’a séduite. Je ne conserverai pourtant pas un souvenir mémorable d’Alone in the Dark. Sur le plan narratif comme technique, le jeu est assez faible, sans être mauvais. Je le conseille volontiers aux fans du genre souhaitant enrichir leur culture, mais pas aux joueurs plus occasionnels.
Resident Evil 5

Quoi de plus naturel que de passer d’Alone in the Dark à Resident Evil ? Le cinquième opus est l’un des rares épisodes principaux que je n’avais jamais eus l’occasion de faire. Il ne m’attirait guère, car il a la réputation d’être centré sur l’action. Le titre, développé par Capcom, est sorti en 2009 sur PlayStation 3, mais il est jouable sur PlayStation 4 et 5. Le célèbre Chris Redfield est envoyé an Afrique de l’ouest, où il fait la rencontre de sa partenaire : Sheva Alomar. Ensemble, ils vont mener l’enquête sur la disparition de Jill Valentine et le retour d’un certain Albert Wesker, en se frayant un chemin à travers une horde d’infectés. Cet épisode est radicalement différent de la trilogie originale, dans la mesure où il s’agit d’un jeu d’action. Plusieurs missions sont à réaliser au sein d’une histoire très linéaire. Je pense que le titre m’aurait laissée de marbre si je n’avais pas eu la chance de le faire en ligne, avec un ami. Resident Evil 5 commence à accuser le coup de son âge, sur le plan technique, mais il demeure très divertissant, à faire en coopération. On pourrait lui reprocher beaucoup de choses, à commencer par son histoire et sa mise en scène un peu nanardesques, ou sa vision assez archaïque de la femme comme des Africains. Au reste, il demeure important pour le lore de la franchise. Je ne le conseille sûrement pas en solo, mais en coop, pourquoi pas ?
Lost Records : Bloom & Rage

J’aimais bien Life is Strange, mais je suis moins fan de ce que produit Don’t Nod depuis quelques années. Cela ne m’a pas empêchée de me tourner vers Lost Records, sorti en 2025. L’intrigue a tout de suite attiré mon attention car une partie se déroule en 1995, alors que Swann et ses trois amies sont adolescentes. Une autre partie se déroule 27 ans plus tard. Swann s’apprête à retrouver ses amies d’enfance, perdues de vue depuis longtemps, à cause d’un élément ressurgi du passé. Alors qu’elles se remémorent leurs souvenirs, quelque chose semble les avoir traumatisées. L’histoire est, sans aucun doute, largement inspirée de Ça, de Stephen King. Côté gameplay, c’est un jeu narratif à la Don’t Nod. Il est question d’explorer l’environnement et de faire des choix, souvent au niveau des dialogues. Ces décisions peuvent avoir un impact sur nos relations avec les autres filles, ainsi que l’intrigue principale. Le système manque sérieusement d’idées novatrices, bien que j’ai été charmée par l’utilisation que Swann fait de son caméscope. Lost Records est une jolie ode aux années 90. Somme toute, j’ai passé un bon moment devant ce titre. Je l’ai trouvé plus intéressant que Jusant, développé par le même studio deux ans plus tôt. Ne parlons même pas de Life is Strange : Double Exposure, malheureusement confié à Deck Nine. Je reste malgré tout sur ma faim. A mon sens, Don’t Nod a du mal à se renouveler, que ce soit du côté du gameplay, de l’atmosphère ou même des personnages. Le jeu alimente très bien son suspense, mais au risque de rendre le dénouement décevant. L’antagoniste est très loin d’être à la hauteur, si bien qu’on en vient à se dire qu’il ne mérite même pas le sort qui lui est réservé…
Pokemon TCG Pocket

Il est extrêmement rare que je parle de jeux mobiles, et pour cause, j’y joue très peu moi-même. Toute règle ayant ses exceptions, je consacre pas mal de temps et d’énergie à Pokemon TCG. L’application développée par Creatures Inc et Dena est sortie fin 2024. Elle a le mérite d’être gratuite, bien qu’il existe un pass Premium ou d’autres avantages, en déboursant quelques euros. Le but est tout simplement d’ouvrir, au quotidien, des boosters numériques, afin de collectionner des cartes Pokemon. On peut se cantonner à la collection, mais aussi s’amuser en multi, en échangeant des cartes ou en affrontant des adversaires. Jusqu’à présent, le jeu est très bien alimenté, que ce soit en nouvelles extensions ou en événements divers et variés. Autant dire que ça le rend addictif. Si vous souhaitez consulter mon profil, ou jouer avec moi, voici mon ID ami : 0177-8771-9467-3936.
Anno 1800

Je vous ai déjà parlé de ma passion toute récente pour les jeux de gestion. J’ai eu l’occasion de faire Anno 1800, développé par Ubisoft Blue Byte, en 2019. Ce jeu de gestion, initialement pensé pour le PC, se joue très bien sur console. Le mode histoire est un tutoriel déguisé qui nous permet d’apprendre à faire évoluer notre peuple, à travers un siècle riche en innovations et découvertes. Il est possible de coloniser des îles dans l’Ancien Monde, mais aussi dans le Nouveau Monde, afin de débloquer de nouvelles ressources. Il est passionnant de gérer ces îles et cités, jusqu’à ce que celles-ci arrivent à l’ère industrielle, où la gestion du pétrole et de l’électricité s’avère autrement compliquée. La garnison d’une flotte navale est importante également, car elle permet d’instaurer des routes commerciales, ou de mener la guerre contre d’autres colons. On ne va pas se mentir, le jeu n’est pas particulièrement facile ni rapide à prendre en mains. Si vous n’êtes pas habitués aux jeux de gestion, je vous conseille plutôt de démarrer, par exemple, par Two Point Campus. Je l’ai même trouvé plus exigeant encore que Planet Zoo. Mais force est de constater que la difficulté le rend d’autant plus satisfaisant. Ajoutez à cela des possibilités de personnalisation assez larges, et le jeu s’est avéré véritablement addictif !
Clair Obscur : Expédition 33

Anno 1800 aurait été mon jeu favori de cette fin d’année si je ne m’étais pas laissée enrôler dans l’expédition 33. Est-il nécessaire de présenter Clair Obscur, RPG développé par Sandfall Interactive, en 2025 ? Comme chacun sait, le jeu se déroule dans un Paris alternatif et post-apocalyptique, appartenant à la Belle époque. Les citadins les plus âgés de Lumière n’ont qu’une trentaine d’années, et pour cause, tous les ans, les gens sont « gommés » lorsqu’ils atteignent l’âge fatidique inscrit sur un monolithe, à l’autre bout de la mer. C’est la mystérieuse grande Peintresse qui serait à l’origine de ce compte à rebours mortel. Aussi, chaque année, une nouvelle expédition essaie de l’atteindre, afin de sauver l’humanité vivant à Lumière. Il est difficile d’en dire plus sur l’histoire de Clair Obscur, tant celle-ci est riche en rebondissements et en symboles. On prend un malin plaisir à explorer l’univers, dont la map m’a rappelé le délicieux Final Fantasy VIII. Les combats sont d’ailleurs au tour par tour, et il est impossible de s’ennuyer tant ils sont dynamiques. La variété du bestiaire, le système de jeu des protagonistes ou encore les esquives et parades rendent le tout passionnant, voire même exigeant. J’ai aimé beaucoup de choses dans Clair Obscur, à commencer par son aptitude à s’inspirer des plus grands JRPG, pour proposer une aventure si plaisante et marquante. La direction artistique, le thème omniprésent de la peinture, les personnages comme Renoir, ou enfin la bande originale à se damner ; tout était destiné à profondément me marquer, dans cette œuvre. Clair Obscur Expédition 33 n’est pas un jeu parfait comme certains se plairaient à le croire ; mais il possède ce je ne sais quoi qui en fait une œuvre dont on ne sort pas indemnes. N’hésitez pas à vous lancer dans l’expédition, car votre vie de joueur/joueuse pourrait bien en être changée.
























































